Cancer pédiatrique : l’AP-HM réussit son tour de table et se dote d’une machine IRM-Linac
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Laëtitia Padovani figure parmi les référents européens en matière de cancer de l’enfant.
LTD/Treize Lux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Laëtitia Padovani figure parmi les référents européens en matière de cancer de l’enfant.
LTD/Treize Lux
Ce sera une première en France. Si plusieurs hôpitaux français en sont dotés pour le traitement des cancers chez le patient adulte, l’AP-HM (Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille) utilisera cette machine pour traiter les cancers pédiatriques, qui sont la deuxième cause de décès chez les 2-17 ans, derrière les causes externes de mortalité tels les accidents. Cette machine, qui équipera le plateau technique, combine une IRM et un accélérateur de particules qui permet davantage de précision afin d’éviter de toucher les tissus sains qui entourent la tumeur.
Car c’est ici tout l’enjeu : deux tiers des enfants qui survivent auront des séquelles de leurs traitements. Ayant besoin d’une imagerie de l’organe en mouvement sur lequel est fixé la tumeur, « nous utilisons le scanner pour positionner le patient avant sa séance de manière la plus exacte possible afin de s’assurer que sa maladie est bien dans le champ que nous allons délivrer », détaille Laetitia Padovani, cheffe du service d’oncologie-radiothérapie des hôpitaux de La Timone et Nord, à Marseille. Des rayons ionisants sont alors délivrés dans le champ mais présentent un inconvénient : même si les doses sont faibles, « nous ne savons pas les calculer car nous n’avons pas la technologie pour le faire et nous ne savons pas non plus comment elles se diffusent dans le corps ». La seule certitude est que l’importance de la diffusion est proportionnelle à la taille du corps. Plus le corps est grand, moins la diffusion est large et inversement. Ainsi, « si on fait un scanner sur le ventre d’un enfant pour repositionner sa tumeur abdominale, nous avons beaucoup de risques de délivrer des faibles doses sur sa thyroïde, par exemple. Ce qui n’est pas le cas pour un adulte ». Un dommage collatéral qui est un facteur de risque de l’émergence, longtemps après le traitement du cancer, d’un deuxième cancer, induit par les anomalies faîtes par ces faibles doses.
Budget 2027 : le gouvernement ne cache plus son inquiétude
Sécu : l'État envisage de diminuer les remboursements de soins médicaux
Soupçons d'espionnage au profit de la Russie : un Biélorusse arrêté près de l'usine de drones Delair
Un trou de 80 milliards de dollars dans le budget du Pentagone : les États-Unis à l'heure de régler la note de la guerre en Iran