Logement étudiant : ces écoles qui proposent un toit à leurs élèves
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Les étudiants confrontés à un marché locatif ultra tendu dans certaines villes.
Antoine Boureau / Hans Lucas / Reuters
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Les étudiants confrontés à un marché locatif ultra tendu dans certaines villes.
Antoine Boureau / Hans Lucas / Reuters
Un accueil sans stress dès la rentrée : l'installation à Nancy n'a pas été compliquée pour Alix, étudiant d'origine lilloise admis cet été à l'ENSAIA, l'école supérieure des ingénieurs agronomes et des industries alimentaires. Un studio meublé l'attendait : 25 m2, à dix minutes du campus. À 550 euros mensuels, meublé et charges incluses, le loyer est conforme aux prix pratiqués dans cette ville étudiante. « Les trois principales écoles d'ingénieurs nancéiennes se sont organisées depuis une quarantaine d'années pour assurer le logement de leurs étudiants », explique Eric Begel, directeur de la Rez, une résidence de 500 logements implantée au coeur du campus du technopôle de Brabois.
« Les écoles d'ingénieurs ne donnent leurs résultats d'affectation qu'au mois de juillet, quand tous les autres étudiants sont déjà logés. Sans nous, les élèves ingénieurs auraient du mal à trouver un toit », estime Eric Begel. Pour satisfaire la demande, la Rez propose des studios mais aussi des appartements deux pièces, pour les couples, les étudiants étrangers ou originaires d'Outre-Mer, qui ne rentrent pas chez eux pendant leurs études…
Le taux d'occupation de la Rez (100 %) et la longue liste d'attente (130 étudiants) confirment les tensions sur le marché local du logement étudiant. Les revenus locatifs permettent à l'association d'auto-financer l'entretien de son patrimoine et ses projets d'extension : la salle des fêtes sera rénovée cette année. « La Rez finance ses projets de façon autonome, indépendamment du CROUS », relève Eric Begel. L'année prochaine, les logements les plus anciens seront relookés. Une aubaine pour les futurs ingénieurs de l'ENSAIA, mais aussi de l'ENSEM (électricité et mécanique) et de l'ENSG (géologie).
Si le modèle d’autofinancement reste assez rare, certaines grandes écoles ont choisi d’assumer elles-mêmes l’investissement immobilier. À Nantes, l’ICAM (Institut catholique d’arts et métiers) a installé dès les années 1990 une résidence sur son campus, gérée par l’association des Amis de l’ICAM. Baptisée la Maison des ICAM, elle accueille 300 étudiants (dont 10 % d’internationaux), soit la moitié des effectifs. Les chambres individuelles de 18 m², équipées de salle de bain et adossées à des cuisines partagées, sont proposées à 485 euros charges comprises, montant pouvant être réduit de 200 euros via les APL. Lieu de vie collective avec locaux associatifs, bar et chapelle, la résidence mise sur la « cohésion » inter-promos et « l’autonomie » des élèves. Sur le plan national, le modèle intégré est également incarné par des établissements comme l’École Polytechnique, qui garantit une chambre à chaque élève sur son campus de Palaiseau (521 à 700 euros/mois, charges incluses).