Le baromètre de l’attractivité des entreprises pharmaceutiques en France révèle que les prix des médicaments dans le pays restent bien en dessous de la moyenne européenne. Si les laboratoires continuent de demander des hausses de prix, l’Assurance maladie avait alerté sur la hausse du coût des médicaments innovants. Le gouvernement penche, de son côté, sur un déremboursement des médicaments jugés peu utiles.Les Entreprises du médicament (Leem), l’un des principaux syndicats de l’industrie pharmaceutique, ont présenté ce jeudi 25 juin le très attendu baromètre de l’attractivité de la France pour le secteur. Interrogé sur les propos du Premier ministre, Sébastien Lecornu, la semaine dernière, concernant la piste du déremboursement des médicaments pour le budget 2027, Jean-François Brochard, le président du Leem a répondu :
« Dès lors qu’un médicament démontre un effet sur la vie des Français, il doit être pris en charge ».
Le lobby pharmaceutique n’en a pas dit davantage, affirmant au passage n’avoir eu « aucun contact » avec les administrations en vue de la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale. Cette dernière va de nouveau chercher des économies à tous les niveaux, alors que le déficit de la Sécurité sociale pour 2026 s’est dégradé à 23,2 milliards d’euros, soit 0,8 point de PIB, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale.
L’éternel débat sur le prix
« Le réveil économique que l’on doit avoir aujourd’hui est de stopper les baisses de prix en France », a insisté le patron du Leem. Selon le baromètre, le prix facial des médicaments sans concurrence avec des génériques en France est inférieur de 13 % à la moyenne européenne, alors qu’il est supérieur de 14 % en Allemagne. En outre, la baisse de prix annuelle en France des médicaments a atteint un niveau historique en 2025 à 1,35 milliard d’euros, liée notamment à la fixation d’un milliard d’euros d’économies dans la dernière loi de finance ainsi que 350 millions d’euros d’économies rajoutées au cours de l’année face aux risques de dépassement des dépenses.