Dette, déficit : la Cour des comptes lance l'alerte
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La dette française devrait dépasser 3 620 milliards d’euros en 2026, selon la Cour des comptes.
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
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La dette française devrait dépasser 3 620 milliards d’euros en 2026, selon la Cour des comptes.
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La dette publique française devrait s’alourdir de plus de 160 milliards et atteindre 3 620 milliards d’euros en 2026. C’est ce qu’anticipe la Cour des comptes dans un rapport sur « la situation et les perspectives des finances publiques » dévoilé jeudi 25 juin. Mais le bilan pourrait s’aggraver en fin d’année si le gouvernement de Sébastien Lecornu ne parvenait pas à atteindre la cible de 5 % de déficit public qu’il s’est fixée.
Si la situation est si difficile, c’est parce que cette cible de 5 % — très proche du déficit établi en 2025 (5,1 %) — ne permet pas de stabiliser le poids de la dette par rapport au PIB. Elle apparaît bien « trop modeste » aux yeux des magistrats financiers. Et la dégradation de la conjoncture internationale ce printemps rend, de surcroît, cette cible « loin d’être acquise », selon la Cour.
Il faut comprendre que pour maintenir le ratio de dette publique à 115,7 % du PIB — qui a été atteint en 2025 — le pays devrait être en équilibre primaire. C’est-à-dire présenter un solde budgétaire à l’équilibre avant le paiement des intérêts de la dette. Or, la France n’y est pas du tout ! Même s’il est en diminution (-0,4 point de PIB par rapport à 2025), son déficit primaire devrait s’élever à 2,5 % du PIB en 2026.
Ainsi, non seulement la dette n’est pas stabilisée, mais son poids par rapport à la richesse produite s’accroît très vite. Le ratio de dette devrait ainsi augmenter de 2,8 points de PIB en 2026 – un niveau similaire à celui de 2024 et 2025 (3,1 points) – et atterrir à 118,5 % en fin d’année. C’est bien au-delà des 98,2 % constatés en 2019, en amont de la crise Covid.
Pour l’Hexagone, le poids de la dette devient un fardeau de plus en plus lourd. Car le pays se refinance à des taux plus élevés qu’il y a quelques années sur les marchés financiers. « Le taux moyen à l’émission des obligations assimilables du Trésor (OAT) s’est élevé à 3,35 % en 2025 alors qu’il n’était que de 1,70 % en 2022 et nul en moyenne en 2021 », rappelle la Cour des comptes.
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