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Économie

Made in France : « La France veut être le trop bon élève de l’Europe »

Colombe Laferté

Publié le 10 juin 2026 à 07:45

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Olivier Robert, fondateur de l'agence de conseil Sacrés Français

Olivier Robert, fondateur de l'agence de conseil Sacrés Français

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Alors que de nombreux secteurs comme le textile, l’ameublement ou l’électroménager s’enlisent dans une crise de la consommation, le Made in France est un argument de vente qui s’oppose à l’importation de produits asiatiques, entre autres. Encore faut-il le mettre en valeur, préserver les savoir-faire sur le territoire et lui assurer un avenir face à la concurrence. Des enjeux que détaille Olivier Robert, fondateur de l’initiative Sacrés Français.

En créant Les Rencontres du Made in France – dont la troisième édition se déroulera à Marseille le 11 juin, Olivier Robert avait un objectif : « aider les entreprises de tous les secteurs du Made in France à réussir : l’industrie, les services, l’artisanat, la distribution, etc. » Fondateur de l’agence de conseil Sacrés Français en 2019, il déplore une « communication souvent négative » autour des marques françaises, à l’heure où de nombreuses sont placées en redressement judiciaire ou liquidées. « On se focalise sur les effets négatifs, mais d’après les résultats du baromètre que nous allons révéler lors des Rencontres, 60% des producteurs sont positifs quant à leurs ambitions. C’est un résultat qui surprend », confie-t-il, soutenant qu’il faut être réaliste mais ne pas occulter, aussi, ce qui va bien.

« Ce n’est pas aux producteurs français de justifier leur prix »

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Car le Made in France se heurte bien souvent à un argument tenace : son prix. Olivier Robert, lui, a décidé de balayer du revers de la main cette question. « Ce n’est pas aux producteurs français de justifier leur prix. C’est à ceux qui sont arrivés sur le marché avec leurs bas prix, qui ont détruit la valeur des produits, de justifier de comment ils font. Comment un t-shirt importé de Chine peut-il être à cinq euros avec le prix du transport, les salaires, les matières premières ? », martèle-t-il. Et de pointer du doigt, en quelque sorte, un renversement opéré dans la justification vis-à-vis du consommateur, « au même titre que ce qui pèse sur l’agriculture, même si la transparence alimentaire commence peu à peu à s’ouvrir. Cela devrait être généralisé. Il y a une volonté du consommateur d’acheter français mais qui ne se traduit pas forcément dans l’action quand il compare les prix devant l’étalage : c’est là qu’il faut faire de la pédagogie, de la communication », poursuit-il. Le prix, un obstacle que certains pays ont réussi à enjamber, notamment l’Allemagne qui a réussi à imposer l’argument du « Made in Germany » jusqu’au quotidien des Français. Ceux-ci y voyant une garantie de qualité.

Colombe Laferté

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