Le dossier ACI va revenir sur la table du tribunal des activités économiques de Lyon ce mercredi 4 février. Le sort de la holding et d’une quinzaine de ses filiales en redressement judiciaire seront examinés. Philippe Rivière, le fondateur au cœur des critiques depuis plusieurs mois, explique qu’il sera en mesure de présenter un plan de continuation.Philippe Rivière pourrait-il finalement reprendre la main sur le groupe de sous-traitance industrielle qu’il avait cofondé avec Patrice Rives en 2019 ? Ce groupe avait grossi rapidement, au fil des croissances externes, pour atteindre une quarantaine d’entreprises et environ 1 500 collaborateurs. Il avait toutefois brutalement chuté en septembre dernier. Son placement en redressement judiciaire avait été précipité par la défection du controversé fonds Fortuna et par un audit financier interne.
C’est presque inattendu au vu de la tempête économique, judiciaire et médiatique qu’il affronte depuis plusieurs mois. Philippe Rivière sera pourtant en capacité, assure-t-il, de présenter ce mercredi au tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon un plan de continuation assorti de garanties de financement.
Un fonds de retournement étranger en soutien
Le nom de ce fonds reste pour l’heure confidentiel, mais il s’agirait d’un acteur étranger disposant de représentants en France.
« Notre enjeu est de réussir à conserver un ensemble fort constitué d’entités complémentaires. Cela n’a pas été facile, le précédent du fonds Fortuna ainsi que le process entamé de vente à la découpe du groupe nous ont ralenti, ainsi que la polémique autour de Philippe Rivière qui nous a fermé la porte de tous les fonds français, mais nous avons réussi à signer avec un investisseur prêt à accompagner ACI dans son retournement », promet Gauthier Doré, avocat de Philippe Rivière.