À Poitiers, un nouveau phare pour l'économie sociale et solidaire et les transitions
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Caserne se déploie sur 6 000m², dont un tiers est dédié à l'ESS et aux transitions.
Cress
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Caserne se déploie sur 6 000m², dont un tiers est dédié à l'ESS et aux transitions.
Cress
Poitiers est de ces grandes villes, avec Strasbourg et Bordeaux, qui ont vu les écologistes perdre leur fauteuil aux dernières élections municipales. Dans ces laboratoires des Verts, une partie des projets initiés sous leur unique mandature se retrouvent en suspens. Malgré l'évitement de la nouvelle majorité poitevine à communiquer sur le sujet, les partisans de La Caserne se remuent pour montrer que leur entreprise collective tourne et qu'elle ne fera pas machine arrière.
A quelques pas de la gare, au pied du centre-ville, l'ancienne caserne des pompiers désertée en 2020 achève sa mue en lieu tourné vers l'économie sociale et solidaire, l'artisanat et les métiers liés aux transitions. Dans les ateliers aménagés en rez-de-chaussée, les premiers locataires font leur place. Ce mardi matin, une céramiste et un sellier réceptionnent leurs outils de travail. « Mon idée c'était de retrouver une notion collective car on se retrouve vite seule dans l'artisanat », explique Aude Caillaud, en train de déballer des tours de poterie entre les murs de béton, témoins du passé.
L'artisane en reconversion va ici bénéficier de loyers particulièrement intéressants, en vertu d'un bail civil conclu entre la mairie, propriétaire des lieux, et l'association qui l'occupe et le gouverne. « Sans ce projet, j'aurais dû trouver un local professionnel à l'espace plus restreint mais au loyer plus élevé », oppose celle qui se dit « attachée aux valeurs de l'économie sociale et solidaire ». Les ateliers chauffés et isolés sont proposés à 100 euros le m² par an, moitié moins pour les autres. Dans le bâtiment principal, les bureaux sont affichés à 150 euros sur le même barème.
À lire également
« Ils sont plus proches du prix de marché pour nous permettre de financer une forme de prise de risque en accueillant des projets et entreprises émergentes dans les ateliers », justifie Rémy Poignant, co-directeur de la Chambre régionale de l'ESS Nouvelle-Aquitaine (Cress) et occupant des lieux. Un fablab sera bientôt aménagé pour compléter l'offre dédiée à l'accompagnement des projets. De quoi concrétiser deux ans de préfiguration où l'association a occupé le bâtiment sur le modèle de l'urbanisme transitoire. Une période qui s'est avérée nécessaire pour éprouver et consolider l'ambition collective. Les travaux pilotés ensuite par la ville de Poitiers ont représenté un investissement de 11 millions d'euros, abondés par la municipalité et la Région Nouvelle-Aquitaine.
« Faire des économies sans diminuer la qualité du service public » : la France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans l'IA
Immobilier : un modèle hybride pour aider les classes moyennes à acheter en Île-de-France
Accord entre l'Iran et les Etats-Unis : le « oui, mais » du FMI
Marianne Or : la Monnaie de Paris veut « devenir la référence française de l’or d’investissement pour les particuliers »