Budget 2026 : ce qu’il faut retenir de ce dimanche
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Les députés disposent de 40 jours pour examiner le texte en première lecture, et le Parlement de 70 jours au total.
LTD/Alexis Sciard/IP3 via ZUMA Press/Reuters
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Les députés disposent de 40 jours pour examiner le texte en première lecture, et le Parlement de 70 jours au total.
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Les débats budgétaires tournent à la course contre la montre pour un gouvernement sans majorité absolue, contraint de chercher des compromis au coup par coup dans un hémicycle de plus en plus fragmenté. Le rapporteur général du budget, Philippe Juvin (LR), a estimé dimanche qu’il paraissait « hautement probable » que la chambre basse ne parvienne pas à boucler l’examen du budget dans les temps. « Un vote sur la partie recette aura peut-être lieu, mais pas sur la partie dépense », a-t-il précisé sur LCI.
Les députés disposent de 40 jours pour examiner le texte en première lecture, et le Parlement de 70 jours au total. Après le rejet de la taxe Zucman vendredi, l’Assemblée reprendra lundi l’examen de la première partie du texte, consacrée aux recettes, pour une seule journée. Le vote initialement prévu le 4 novembre est reporté, alors que plus de 2 000 amendements restent à examiner. Le projet de loi ne reviendra à l’ordre du jour qu’à partir du 12 novembre, avant d’être transmis au Sénat le 23 au plus tard. Philippe Juvin anticipe qu’un éventuel compromis final sera « plutôt à connotation LR », et se veut rassurant : « Il y aura un texte avant le 31 décembre. »
Mélenchon accuse le PS de « changer d’alliance »
En déplacement à Choisy-le-Roi, Jean-Luc Mélenchon a fustigé l’attitude du Parti socialiste, accusé d’avoir « changé d’alliance » pour se rapprocher du camp présidentiel. « Ils étaient alliés à gauche avec nous, les communistes et les Verts. Maintenant ils veulent s’allier avec M. Attal et ce qu’ils appellent le centre gauche », a-t-il dénoncé.
Le leader insoumis a aussi jugé que l’adoption d’un impôt sur la fortune improductive constituait « une folie », estimant qu’il permettait aux plus riches « de payer encore moins qu’avant ».
Roland Lescure dénonce une « sorcellerie fiscale »
Dans un entretien à La Tribune Dimanche, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a mis en garde contre « la sorcellerie fiscale » des mesures « inopérantes » votées par les députés ces derniers jours. Il a notamment cité une taxe sur les bénéfices des multinationales qu’il juge « inapplicable ». Une manière pour Bercy de rappeler que certaines propositions adoptées contre l’avis du gouvernement ne seront pas intégrées au texte final.
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Maud Bregeon : « Nous sommes sous la tutelle des 577 députés »
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Invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a reconnu la fragilité de la majorité. « C’est une course d’endurance très incertaine où on peut chuter à tout moment », a-t-elle rappelé, en écho aux propos récents de Sébastien Lecornu. « On a mis une copie sur la table, un budget de départ, ouvert à la discussion. Nous sommes de bonne foi, mais cela dépend aussi de la volonté des autres », a-t-elle déclaré. Tout en assurant ne « pas demander aux socialistes de devenir macronistes », elle appelle à « faire chacun un pas vers l’autre » pour éviter une nouvelle censure.
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