Le leader de la prestation de santé à domicile vient d'opérer à plusieurs cessions d'entreprise rentables qui lui donnent davantage de marges de manœuvre financières.Cela aurait pu passer inaperçu, mais avec les dernières ventes d'entreprise auxquelles il a procédé, Bastide Médical (3 800 salariés), dont le siège social est dans le Gard, a nettement réduit son endettement. Une baisse d'environ 140 millions d'euros alors que le groupe a généré l'an dernier (clôture au 30 juin) 491,2 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec un excédent brut d'exploitation (Ebitda) s'élevant à 104,2 millions d'euros.
« L'ensemble du produit de nos ventes, et même un peu plus, ont été consacrés au désendettement du groupe », expliquent Vincent Bastide, Pdg, et Benjamin Ferré, directeur général adjoint, dans un entretien accordé à La Tribune.
Le même but financier
Ainsi, le levier représenté par le ratio dette nette/Ebitda a, en l'espace de 16 mois, été ramené de 3,8 à 2,5, notamment après les cessions des activités respiratoires anglaises de Baywater, et celle, confirmée le 1er juin, de la société provençale Experf, spécialisée dans la nutrition/perfusion de patients à domicile.
« Les deux opérations avaient le même but financier mais répondaient à deux logiques différentes, rembobine Vincent Bastide. Dans le cas de Baywater, dont le développement dépend d'appels d'offre publics organisé par région, nous étions arrivés au maximum de ce que nous pouvions obtenir avec six régions sur onze, contre trois à notre arrivée en 2018. Nous avons donc maximisé notre investissement initial. Dans le cas d'Experf, si l'entreprise était en croissance et rentable, nous avons redéfini nos priorités sur des activités de prestations liées à des maladies chroniques, alors qu'Experf réalise le plus clair de ses prestations de santé en phase aigüe. »