Réarmement : Safran va multiplier par dix la production de bombes AASM entre 2022 et 2027
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Tir de séparation de l’armement air-sol AASM Hammer 1000kg de Safran sur Rafale
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Tir de séparation de l’armement air-sol AASM Hammer 1000kg de Safran sur Rafale
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Safran sera en mesure de produire « jusqu'à » 2 000 bombes guidées laser AASM (Armement air-sol modulaire), appelée aussi Hammer à l'export, « dans les prochaines années », a annoncé à La Tribune Dimanche (LTD), le directeur général de Safran Olivier Andriès. Vraisemblablement en 2027, selon nos informations. En 2026, Safran Electronics & Defense devrait déjà atteindre une production d'environ 1 400 AASM contre 1 000 en 2025), un armement qualifié de « Magic weapon » par les militaires américains. D'une portée de plus de 70 km, cet arme de très haute précision, y compris dans des environnements brouillés, équipe notamment le Rafale et le Mirage 2000 (Dassault Aviation) ainsi que des avions de combat ukrainiens (MIG-29 notamment et Sukhoi).
Entre 2022 et 2026, la production des AASM, déclinée en trois versions (250 kg - la plus courante -, 500 kg et 1 000 kg), devrait être multipliée par plus de six sur le site de Montluçon. En 2022, Safran en produisait 200. En cinq ans (2022-2027), la production pourrait être multipliée par dix dans le cadre d'une montée en cadence inédite. Dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, dont l'actualisation est en cours de discussion au Parlement, le parc des AASM dans l'armée de l'air et de l'espace devrait par ailleurs significativement croître (+ 240%). En 2026, le ministère des Armées s'est engagé sur une commande de près de 210 millions d'euros (dont 80 millions de crédits de paiement dès cette année) dans le cadre du réarmement.
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Au-delà de la France, les Hammer de Safran rencontrent quelques succès à l'export. En février, la Norvège avait annoncé l'achat d'un « gros volume » de bombes Hammer dans le cadre d'un accord bilatéral entre Oslo et Paris en vue de soutenir militairement l'Ukraine face à l'invasion russe. « L'accord donne à la Norvège et à la France la possibilité de coopérer pour faire don de matériels de défense uniques et recherchés, via des acquisitions auprès de l'industrie française ou des dons prélevés sur les stocks français », avait alors précisé le ministère norvégien de la Défense. Une commande évaluée à environ 4,2 milliards de couronnes (371 millions d'euros).
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