Alors qu'il s'avère chahuté depuis plusieurs mois sur des marchés en baisse, le fabricant isérois de wafers dédiés aux puces électroniques, Soitec, envisage désormais des mesures de chômage partiel.Sale temps chez Soitec. Alors que le fabricant isérois de plaques en silicium pour les semi-conducteurs affiche depuis plusieurs mois des résultats en berne ayant provoqué une chute de son action en Bourse, Soitec avait également annoncé quelques semaines plus tard (et contre toute attente) le départ de son directeur général, Pierre Barnabé, pour des « raisons personnelles ».
Désormais, ce sont les deux principaux syndicats du groupe qui confirment l'imminence de mesures de chômage partiel, qui devraient concerner l'ensemble des 1.800 salariés du site de Bernin, près de Grenoble (Isère), à compter du 17 novembre prochain. Une période de six mois (jusqu'à mi-mai 2026) est évoquée dans un premier temps, mais cette mesure pourrait être reconduite dans le cadre du dispositif d’activité partielle de longue durée rebond (APLDR), mis en place par l’État.
Evoquée d'abord en Comité social et économique (CSE), cette mesure a fait l'objet de négociations qui arrivent à échéance cette semaine. La CGT vient d'ailleurs de soumettre au vote des salariés un projet d'accord final négocié avec la direction d'ici lundi : « cette procédure sous forme d'APLDR permet, via la convention collective de la métallurgie, une plus grande équité sur les niveaux de salaires perçus entre les opérateurs, techniciens, et cadres », explique Fabrice Lallement, délégué syndical CGT et représentant du personnel au conseil d'administration.
Le plan envisagerait une réduction d'activité variant entre 4% et 16%, entraînant ainsi une diminution de 1 à 4 semaines de travail en fonction des différents départements de l'entreprise. « La direction se réserve le droit d'ajuster cette réduction du temps de travail et pourrait potentiellement l'augmenter jusqu'à un maximum de 30%, allant jusqu'à 8 semaines d'activité partielle », précise la CGT.