Engagée auprès du Centre scientifique de Monaco, la maison Chanel a renouvelé pour six ans le partenariat entamé en 2019 qui a permis la création d’une unité de recherche sur la biologie des coraux précieux, dont les découvertes notamment sur la formation du squelette ou sur les hormones intervenant dans la croissance, sont majeures pour l’avenir.On le connaît pour son utilisation en joaillerie, en médecine ou encore dans l’ornement sacré. Mais comme bien d’autres espèces, le corail rouge de Méditerranée est menacé par le réchauffement climatique, la surpêche, la pollution d’origine humaine. Depuis 2019, le Centre scientifique de Monaco en a fait l’un de ces sujets majeurs d’attention, depuis la naissance de cette unité de recherche destinée à l’étude de la biologie des coraux précieux, créée en partenariat avec Chanel.
De la recherche fondamentale à la recherche appliquée
C’est via sa division Horlogerie-Joaillerie que la célèbre maison s’est engagée dans ce vaste programme de recherche en 2019. L’intérêt pour Chanel n’est absolument pas de profiter des travaux menés pour sa propre utilisation, car ainsi que le précise son président, Frédéric Grangé, « nous n’en utilisons pas dans nos collections, il y aura peut-être un jour à nouveau du corail rouge mais cela viendra du studio de création. Nous défendons le corail rouge d’un point de vue scientifique, sur le temps long, pour permettre aux scientifiques de travailler en toute sérénité », ce qui explique la reconduction pour six années supplémentaires, du partenariat initié voici six ans. « Six ans, cela nous paraissait être le temps nécessaire pour bâtir les bases de la recherche fondamentale pour passer ensuite à la recherche appliquée ».
De fait, les recherches ont été plus fructueuses qu’attendues et ont notamment permis de faires des avancées sur la biologie du corail. Car cette espèce rare a une croissance très lente, d’à peine quelques millimètres par an. La découverte du rôle que jouent les hormones dans cette croissance est majeure car elle ouvre la voie à une possible stimulation en laboratoire. Les recherches ont également démontré le rôle du génome dans la constitution du squelette où certaines cellules organiques agissent comme une charpente, donnant la future forme du squelette.