En investissant 20 millions d'euros dans ce nouveau site de métrologie près de Grenoble (Isère), la branche électronique de Merck pose ses ambitions dans la course à l'IA.
Ce mardi, le groupe pharmaceutique allemand a inauguré, à Saint-Ismier près de Grenoble (Isère), son nouveau site de métrologie et d'inspection dédié aux semi-conducteurs. Si la présence de Merck au sein des activités électroniques est historique, elle est aujourd'hui dopée par la course à l'IA.
En plein coeur de ce que l'on surnomme la « Silicon Valley » grenobloise, le groupe pharmaceutique Merck a franchi une nouvelle étape : deux années seulement après avoir racheté la pépite des semi-conducteurs grenobloise Unity-SC pour une enveloppe de 155 millions d'euros en 2024, celui qui se positionne comme «la pharma la plus ancienne du monde » (créée en 1668 en Allemagne, ndlr) a inauguré ce mardi son tout nouveau site dédiée à sa branche électronique à quelques encablures du premier, sur la commune de Saint-Ismier (Isère).
Un nouveau bâtiment flambant neuf de 4 500 m2 (dont 2 000 m2 de salles blanches dédiées à l'environnement propre nécessaire à la fabrication des semi-conducteurs) qui devrait accueillir les quelques 100 collaborateurs actuels pour une enveloppe de 20 millions d'euros.
Mais ce nouvel investissement marque surtout un grand pas vers de nouvelles ambitions : car si le groupe pharmaceutique allemand avait rapidement développé une activité électronique découlant de ses compétences dans la chimie des matériaux, sa branche dédiée aux semi-conducteurs était peu connue jusqu'ici, mais elle commence à peser lourd.
Et surtout, à offrir des perspectives : sur les 62 000 collaborateurs employés à l'échelle mondiale, près de 8 000 environ travaillent au sein de la branche électronique du groupe (dont 4 000 en France sur 13 sites différents). Une activité qui représente à la fois 15% du chiffre d'affaires mondial du groupe (qui est lui-même évalué à 21,1 milliards d'euros en 2025), et dont la croissance flirte, depuis les trois dernières années, à 16% à 17% par année.
Avec à la clé, de grands noms mondiaux des semi-conducteurs et de l'électronique, que le groupe Merck affirme ne pas pouvoir citer nommément.
« Nous sommes présents dans toute la chaîne de production des semi-conducteurs, que ce soit en amont à travers la production du puces jusqu'à leur architecture, car l'IA nécessite notamment des designs et des architectures plus complexes », introduit Damien Tuleu, vice-président exécutif et directeur de la branche Electronique chez Merck.
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