A Lyon, EasyJet maintient le cap malgré la taxe sur les billets d'avion
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Des passagers embarquent sur un vol de la compagnie low-cost EasyJet, à l'aéroport de Bâle-Mulhouse.
Olivier Mirguet
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Des passagers embarquent sur un vol de la compagnie low-cost EasyJet, à l'aéroport de Bâle-Mulhouse.
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Après Nice et Bordeaux, le leader des vols low cost et court-courrier, Easyjet, a fait escale à Lyon pour faire le point sur sa base et promouvoir, avec VisitBritain, une de ses destinations phares : le Royaume-Uni, desservi via cinq destinations et six aéroports.
En 2025, la compagnie britannique a conservé sa dynamique avec 3 millions de passagers transportés, en légère hausse par rapport à 2024 (2,9 millions). Un chiffre qui devrait rester stable en 2026 grâce aux 59 destinations proposées et lui permet, avec plus de 27% de part de marché, de conserver sa place de premier opérateur sur l'aéroport Saint-Exupéry.
La base, opérée depuis 2008, est la deuxième à l'échelle de l'Hexagone après Paris, Orly et Charles de Gaulle réunis.
Ces résultats, et leur fragilité, sont d'autant plus mis en avant que les transporteurs avancent dans un contexte contraint depuis un an par l'instauration d'une hausse de la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA). Intervenue en mars 2025, celle-ci pèse désormais à hauteur de 7,40 euros pour les billets de la France vers l'Europe, y compris les vols domestiques.
Or, les vols domestiques constituent la majorité de l'activité d'Easyjet, à l'échelle nationale mais aussi lyonnaise, rappelle Reginald Otten, avec au départ de la capitale des Gaules, 17% du volume opéré sur le segment d'affaires. Ce qui fait d'autant plus peser sur la compagnie, qui a décidé « d'absorber » ce surplus sans forcément le répercuter sur les billets d'avion.
Des réajustements de la capacité de l'offre vers les destinations extérieures s'opèrent au détriment du domestique, qui reste néanmoins stable à Lyon, rassure-t-il. Le transporteur low cost a d'ailleurs intégré un septième avion à sa flotte locale, et prévoit une croissance de l'offre de 1,5% cet été. Preuve de l'intérêt de cette base qui a enregistré des croissances entre 2024 et 2025 puis 2025 et 2026.
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