Easyjet : pourquoi la France n'est-elle plus prioritaire dans sa stratégie
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Easyjet va profiter du départ d'Air France pour se renforcer depuis Orly vers Nice et Toulouse.
Reuters
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Easyjet va profiter du départ d'Air France pour se renforcer depuis Orly vers Nice et Toulouse.
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Dans sa présentation des résultats financiers annuels d’Easyjet, Kenton Jarvis a parlé deux fois de la France. Le directeur général de la low cost a d’abord parlé des perturbations causées par le contrôle aérien français, puis de la fermeture de la base de Toulouse en raison de son manque de rentabilité et son absence de perspectives.
Rien de très réjouissant pour un pays qui fait pourtant partie du cœur de marché de la compagnie britannique, au même titre que le Royaume-Uni et la Suisse. De quoi douter pour l’avenir de la France dans la stratégie d’Easyjet.
La compagnie ne donne pas de détails par pays, mais selon Bertrand Godinot, directeur général pour la France et les Pays-Bas d’Easyjet, il y a eu une baisse de capacités sur l’été de l’ordre de 5 %. Ce qui engendre un décalage significatif avec le groupe, qui a augmenté son nombre de sièges de 1,3 % au quatrième trimestre de son exercice décalé 2025 (achevé au 30 septembre) par rapport à la même période en 2024.
Ce mouvement tient principalement à deux raisons. La première est la diminution de la capacité sur les lignes avec le Royaume-Uni – largement tirées par le tourisme britannique en France. Bertrand Godinot lie directement cette décision à l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), qui pèse désormais à hauteur de 7,40 euros pour un vol à destination d’un pays européen. L’autre raison est la poursuite de la restructuration du réseau domestique français, avec une baisse du nombre de vols entre les villes de l’Hexagone.