Le président de Stonal, l’essayiste Robin Rivaton, fondateur de Real Estech, ainsi que l’entrepreneur Bertrand Moine, déjà auteur d’études sur l’encadrement des loyers et la natalité, publient, chez Génération Libre, un rapport « Du DPE-information au DPE-sanction : itinéraire d’un dévoiement ».C’est un acronyme que les locataires et les propriétaires connaissent désormais par cœur : DPE, pour diagnostic de performance énergétique. Dans un rapport intitulé « Du DPE-information au DPE-sanction : itinéraire d’un dévoiement », l’essayiste Robin Rivaton, fondateur de Real Estech, ainsi que l’entrepreneur Bertrand Moine, dressent son bilan.
« Le DPE est présenté par l’administration comme un « outil de mesure » qui renseigne sur la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment. À tort, car ce n’est nullement un outil de mesure homologué, mais une estimation. C’est pourquoi il est essentiel que cette estimation soit fiable, faute de quoi elle risquerait de distordre toutes les politiques qui l’instrumentent », écrivent, pour Génération Libre, le président de Stonal, Robin Rivaton, ainsi que Bertrand Moine, déjà auteur d’études sur l’encadrement des loyers et la natalité.
Une variable d’ajustement
Et pour cause : qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, il est obligatoire avant toute transaction ou toute mise en location. Depuis la loi Climat & Résilience depuis 2021, les logements étiquetés G + sont en effet interdits à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2023 ainsi que les logements G depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.
Suivront les logements F au 1ᵉʳ janvier 2028 et E au 1ᵉʳ janvier 2034. Autant de biens immobiliers considérés comme des passoires ou des « bouilloires » thermiques, c’est-à-dire laissant passer le froid en hiver ou la chaleur en été, et qui nécessitent une rénovation thermique pour grimper en D, C, B ou A.