Immobilier : « La paupérisation de l’accession à la propriété est en marche », alerte la FNAIM
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Vue des immeubles parisiens depuis le siège de la FNAIM (Photo d’illustration)
C. A. pour La Tribune
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Vue des immeubles parisiens depuis le siège de la FNAIM (Photo d’illustration)
C. A. pour La Tribune
Le marché de l’immobilier ancien avait retrouvé une certaine stabilité quand le conflit a éclaté au Moyen-Orient le 28 février dernier. « La dynamique observée en 2025 est aujourd’hui contrariée avec 17 000 ventes en moins en deux mois », a déploré, ce mercredi matin en conférence de presse, Loïc Cantin, le président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM).
Et si la stabilité était de mise dans toute la France, appartements ou maisons, l’inflation rattrape désormais les prix de l’immobilier. « Jadis, il y avait une décorrélation ; aujourd’hui, ce n’est plus le cas. C’est un phénomène nouveau qui va perdurer au regard des tensions internationales et du contexte économique », a encore prévenu le patron de la FNAIM.
Et pour cause : quand bien même les ménages empruntent encore moins cher que l’État, les taux d’intérêt ne vont pas tarder à repartir à la hausse. La BCE a en effet augmenté les siens de 2 % à 2,25 % le 11 juin avant l’accord entre les États-Unis et l’Iran. Tant et si bien que les taux de crédit devraient « atterrir à 3,7-3,8 % » contre 3,05 % en mai 2026 et remettre en question la dynamique.
Loïc Cantin a donc appelé à supprimer, « ou du moins à suspendre », les contraintes du Haut conseil de stabilité financière (HCSF), à savoir un taux d’effort de 35 % – le rapport entre la somme des dépenses liées au logement et les revenus – et une durée des crédits plafonnée à 25 ans. « Pourquoi ces règles subsistent-elles ? Pourquoi contraindre les ménages ? », s’est interrogé le président de la Fédération nationale de l’immobilier.
D’autant que le taux de propriétaires continue de baisser depuis 2014. Il est de 57 % contre 57,8 % il y a 12 ans. Mécaniquement, il y a 0,8 % de locataires de plus, soit 240 000 logements supplémentaires à trouver. « La paupérisation de l’accession à la propriété est en marche. La crise du logement affecte ceux qui ont les ressources les plus modestes », a cinglé Loïc Cantin.
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