Maintien des passoires thermiques en location : le maire de Paris approuve
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Emmanuel Grégoire a succédé à Anne Hidalgo le 22 mars dernier.
Reuters
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Emmanuel Grégoire a succédé à Anne Hidalgo le 22 mars dernier.
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C’est un acronyme que les locataires et les propriétaires connaissent par cœur : DPE pour diagnostic de performance énergétique. Qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, il est obligatoire avant toute transaction ou toute mise en location. Et pour cause : depuis la loi climat et résilience de 2021, les logements étiquetés G + sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2023. Idem pour ceux classés G depuis le 1er janvier 2025.
Suivront les logements F et E au 1er janvier 2028 et au 1er janvier 2034. Autant de biens immobiliers considérés comme des passoires ou des « bouilloires » thermiques, c’est-à-dire laissant passer le froid en hiver ou la chaleur en été et qui nécessitent une rénovation thermique pour grimper en D, C, B ou A.
Tant et si bien que les propriétaires de ces logements E, F, G et G + s’ils n’y vivent pas, préfèrent désormais laisser ces biens vacants ou les vendre, à défaut de les louer. Des règles du jeu qui vont changer avec le projet de loi « Relance du logement » en cours d'atterrissage au Conseil des ministres.
Les près de 700 000 logements F et G pourront ainsi être, de nouveau, mis en location, en contrepartie d'un engagement du bailleur à réaliser des travaux pour améliorer sa note de DPE. « Le propriétaire devra avoir signé un contrat avec un artisan, sous trois ans dans l'individuel, sous cinq ans dans le collectif », précise le cabinet du ministre du Logement Vincent Jeanbrun.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le maire (PS) de Paris, Emmanuel Grégoire, a apporté son soutien à une telle mesure. Invité ce jeudi avec le représentant du gouvernement Lecornu, au Printemps des territoires, l'événement annuel de la Banque des territoires (groupe Caisse des Dépôts), l'édile a déclaré qu'il fallait « se donner un peu d'oxygène ».
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