Détroit d’Ormuz : l’Iran promet des tarifs préférentiels à ses « amis »
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L'Iran entend instaurer des " frais de service ", sans toutefois les présenter comme un péage.
/FW1FP/Bill Berkrot - REUTERS - Benoit Tessier
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L'Iran entend instaurer des " frais de service ", sans toutefois les présenter comme un péage.
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Le contrôle du détroit d’Ormuz pourrait devenir un nouvel instrument de la diplomatie iranienne. L’Iran entend imposer des frais aux navires transitant par cette voie maritime stratégique, tout en réservant un traitement « spécial » aux pays qui lui sont restés fidèles pendant la guerre, a annoncé samedi son ambassadeur à Pékin.
« Nous envisagerons assurément un traitement spécial pour les pays qui se sont montrés amicaux et qui se sont particulièrement tenus à nos côtés pendant les moments difficiles », a déclaré Abdolreza Rahmani Fazli lors du Forum pour la paix mondiale, organisé à Pékin.
L’ambassadeur iranien a confirmé que Téhéran travaillait avec Oman à de « nouveaux arrangements » pour le passage des navires. L’Iran entend notamment instaurer des « frais de service », sans toutefois les présenter comme un péage. Selon le diplomate, ces nouvelles dispositions doivent permettre de financer la sécurité du transit, la supervision du passage des navires ainsi que la prise en compte de l’impact environnemental lié à l’intense trafic maritime.
Cette annonce intervient alors que l’avenir du régime de circulation dans le détroit d’Ormuz reste incertain. L’accord-cadre conclu entre l’Iran et les États-Unis prévoit en effet la gratuité du passage pour les navires commerciaux pendant une période de 60 jours seulement.
Le détroit avait été largement bloqué après le déclenchement des frappes israélo-américaines le 28 février, provoquant une flambée des prix de l’énergie. Téhéran avait levé le blocus après la signature, le 17 juin, d’un protocole d’accord avec Washington.
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En temps de paix, près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux transite par le détroit d’Ormuz. L’instauration de tarifs différenciés selon les relations entretenues avec Téhéran pourrait ajouter une nouvelle dimension économique aux rapports de force géopolitiques dans la région, alors que les négociations sur un règlement permanent du conflit se poursuivent.
(Avec AFP)
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