Le rendement de la taxe différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est encore moindre que les chiffres révisés par Bercy fin janvier. L’impôt a rapporté 400 millions d’euros au lieu de 1,9 milliard initialement prévu.C’est un coup dur pour le nouveau ministre des Comptes publics David Amiel. En plein conflit au Moyen-Orient, Bercy a révisé fortement à la baisse ses prévisions de recettes pour la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR).
Dans une note dévoilée ce mardi 10 mars, la Direction générale des finances publiques (DGFIP) a indiqué que cette taxe n’avait rapporté que 400 millions d’euros au lieu de 1,9 milliard prévu dans le budget 2025. Fin janvier, le ministère des Comptes publics tablait encore sur un rendement à 1 milliard d’euros pour l'année 2025.
Un échec pour le gouvernement
Lancé sous le mandat de Michel Barnier et adopté sous François Bayrou, ce mécanisme visait à faire rentrer des recettes dans les caisses exsangues de l’État. Et, aussi répondre à une demande de « justice fiscale » portée par le camp de la gauche lors des négociations à Bercy en début d’année 2025. « Ce dispositif est dans la même veine que l’impôt sur la fortune. C’est un impôt qui se focalise sur les riches mais qui est construit pour que ces contribuables ne le paient pas », étrille un expert des finances publiques à la fondation Jean Jaurès.
Pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, ce trou dans la caisse est d’autant plus un échec que les autres taxes sur le revenu des ménages ou des sociétés sont peu ou prou en ligne avec les projections inscrites dans le budget 2025.