Selon les dernières projections de la direction générale du Trésor, la croissance mondiale devrait plafonner à 3,2 % en 2026, freinée par l’instabilité au Moyen-Orient et un coup d’arrêt brutal du commerce international.L’escalade militaire au Moyen-Orient et l’instabilité du détroit d’Ormuz redessinent la carte de la croissance pour 2026. Entre résilience américaine, déprime européenne et bouffée d’oxygène tarifaire, la direction générale du Trésor vient de livrer son analyse des nouveaux rapports de force économiques. Elle n’anticipe pas de récession mondiale, mais alerte sur un ralentissement net. Selon sa note, la croissance mondiale plafonnerait à 3,2 % en 2026 et 2027. Ce chiffre a été revu à la hausse grâce à l’apaisement des tensions douanières américaines. Il reste toutefois suspendu à l’évolution du prix du baril.
Le Trésor souligne que l’impact du choc actuel est « hétérogène entre pays selon leur intensité et leur mix énergétique ». Les États-Unis tirent profit de leur statut d’exportateur net de gaz naturel et de pétrole. Leur activité devrait accélérer en 2026, portée par une dépréciation passée du dollar, avant un essoufflement prévu pour 2027. Les industriels américains bénéficient d’un avantage compétitif sur les coûts de production par rapport à leurs homologues européens.
À l’opposé, la zone euro et le Royaume-Uni subissent une érosion de leur dynamisme. Plus dépendants des importations d’hydrocarbures, ces blocs voient leur activité ralentir. Les experts du Trésor notent que cette trajectoire varie aussi selon les politiques budgétaires nationales. L’Allemagne, malgré des velléités de relance, peine à compenser la perte de compétitivité de son industrie énergivore. La France, avec un « mix énergétique » décarboné plus important, affiche une résistance relative mais reste exposée aux prix de gros européens.