En s’offrant plus de 16 % de l’opérateur britannique Vodafone, l’homme d’affaires français et fondateur de Free avance un pion de plus sur le marché international des télécoms où il possède déjà beaucoup de leviers.Xavier Niel s’attaque à la Grande-Bretagne. Il vient d’annoncer avoir conclu un accord pour reprendre la participation de 16,2 % d’Emirates Telecommunication Group dans l’opérateur britannique télécoms Vodafone, l’un des plus gros acteurs en Europe qui a réalisé 37,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025. L’investissement devrait être finalisé d’ici la fin de l’année, quand les autorités réglementaires auront validé la transaction.
Xavier Niel avait déjà acquis une participation de 2,5 % dans l’entreprise en 2022 par le biais d’un autre véhicule d’investissement qui avait été vendu par la suite. « Cette nouvelle opération est inattendue mais pas surprenante. Xavier Niel a toujours émis l’idée de rester à l’affût et de continuer à investir dans d’autres pays dans le monde », commente Stéphane Beyazian, analyste chez Oddo BHF.
Une opération à 5,16 millions d’euros
Certes, Niel va devoir débourser 4,4 milliards de livres sterling, soit 5,16 millions d’euros. Mais il a su saisir une bonne occasion pour les spécialistes du secteur. « Il arrive au bon moment, après neuf années difficiles pour Vodafone et des résultats qui repartent à la hausse. Il n’achète pas au plus bas mais on peut considérer quand même qu’il fait une bonne affaire », estime Jean-Michel Salvador, analyste chez Alpha Value.
Il est vrai que Vodafone a traversé des années compliquées, au point que sa patronne Margherita Della Valle a dû vendre des bijoux de famille comme l’Italie et l’Espagne, afin de redresser les comptes. « Vodafone est prêt pour une nouvelle phase de croissance et est bien positionné pour libérer une valeur substantielle et inexploitée dans l’ensemble de ses activités européennes et africaines », a déclaré Xavier Niel dans un communiqué de presse, saluant le recentrage des actifs de l’opérateur ces dernières années.