Nucléaire : Otrera lève 17 millions d’euros pour son réacteur à neutrons rapides
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Otrera, basée à Aix-en-Provence, développe une technologie de réacteur à neutrons rapides refrodi au sodium
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Otrera, basée à Aix-en-Provence, développe une technologie de réacteur à neutrons rapides refrodi au sodium
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Jusqu’alors très discrète, Otrera enchaîne les bonnes nouvelles. Un mois après avoir pris position pour une usine à Cherbourg, en Normandie, la deeptech conclu un tour de table de 17 millions d’euros, composé de fonds propres et de subventions France 2030, ce qui constitue une autre étape importante pour la start-up basée à Aix-en-Provence.
Cette levée de fonds est en effet significative à plus d’un titre.
D’abord parce qu’elle engage un pool d’investisseurs composés en grande majorité par d’autres acteurs industriels à l’image d’ADF, acteur reconnu des services à l’industrie, d’Onet Technologies, la filiale dédiée à l’ingénierie et à la maintenance des réacteurs nucléaires du groupe familial Onet ou encore du groupe Reel, spécialiste pour sa part des systèmes mécaniques et des équipements de manutention nucléaire. Le groupe d’ingénierie spécialiste de la construction, Ingerop, SNEF, expert des installations nucléaires sensibles et Fortil font également partie des investisseurs majeurs, aux côtés du fond Isospin Exergon et Normandie Participations. Ce dernier étant lié à l’usine normande.
Mais c’est la participation d’EDF qui dit beaucoup du potentiel d’Otrera. Le groupe français est un acteur de la filière sodium et il dit rester attentif aux solutions capables de contribuer à la décarbonation comme à la souveraineté française.
Ce tour de table est ensuite significatif par ce qu’il va permettre d’enclencher, en l’occurrence l’avant-projet détaillé. « Construire un réacteur nucléaire est un sujet complexe et hautement technologique. Nous allons désormais avancer sur la correspondance de notre technologie à un marché », explique Frédéric Varaine, ancien chef du programme nucléaire Astrid – stoppé en 2019 par Emmanuel Macron – président fondateur d’Otrera.
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Un avant-projet détaillé qui va durer trois ans et qui « nécessite des investissements lourds. Nous devons faire la démonstration de notre choix technologique. Cela signifie des tests sur la supply-chain locale et avancer sur l’usine de fabrication de composants basée en Normandie ».
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