Division « bouchon » du groupe français Oeneo, l’entreprise Diam Bouchage produit 2 milliards de bouchons par an, dont 500 millions sur son site de Céret (Pyrénées-Orientales).
Diam Bouchage
Le conflit au Moyen-Orient a des répercussions sur les coûts de la fabrication de bouchons. Pour y pallier, la fédération française du liège propose une « surcharge temporaire » sur les prix. Dans les Pyrénées-Orientales, l’entreprise Diam Bouchage plaide pour une autre stratégie. Un désaccord qui révèle de profondes divisions au sein de la filière.
Alors que le secteur du vin est déjà à la peine, la filière du liège subit les revers du conflit au Moyen-Orient et est confrontée à la flambée des coûts dans le transport, l’emballage et les composants chimiques entrant dans ses bouchons. La Fédération française du liège (FFL), qui compte quatorze bouchonniers français, a annoncé le 19 mai dernier une répercussion temporaire de ces augmentations sur le prix des bouchons dits techniques, c'est-à-dire ceux qui ont des propriétés spécifiques au service des vins.
Mais dans les Pyrénées-Orientales, l’entreprise Diam Bouchage, qui n’est pas membre de la FFL, a indiqué qu’elle n’appliquera pas cette « surcharge temporaire » d’ici le 1er octobre.
« C’est une question de compétitivité : nous faisons tout pour éviter de peser sur la filière du vin, déjà en difficulté, afin de soutenir nos clients », déclare Éric Feunteun, directeur général de Diam Bouchage.
« La FFL a joué son rôle »
Le président de la FFL, Franck Autard, est par ailleurs le directeur exécutif Amorim France, filiale française du groupe n°1 mondial, dont le siège est à Porto et qui compte trois sites de production à Bordeaux, Cognac et près de Reims, produisant 600 millions de bouchons en France sur un total de 6 milliards.
Contacté par La Tribune, il se refuse à évoquer une hausse de tarifs, martelant que « la FFL a joué son rôle de communiquer quand la filière du liège fait face à des difficultés et a présenté les répercussions du conflit actuel dans le golfe Persique ».
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En l’occurrence, « la surcharge énergie appliquée par nos transporteurs et déjà répercutée en pied de factures », « un certain nombre de composants d’emballage qui ont subi des augmentations de prix », et aujourd’hui, « des augmentations des prix de la plupart des composants chimiques entrant dans la composition des bouchons », notamment « pour certains composants des liants polyuréthanes utilisés dans la production des bouchons techniques, par exemple, les polyols subissant des augmentations des prix de l’ordre de 30 à 50 % ».