Ce vendredi, le déplacement du ministre de l'Industrie était attendu : face à la fermeture de l'usine historique de sirops Teisseire, détenue par le groupe Carlsberg, Sébastien Martin a tenu à se montrer ferme. Il a en même temps esquissé les contours d'un premier soutien très attendu au projet Exalia pour la reprise des derniers actifs de Vencorex.Ce vendredi, c'est l'effervescence en terre iséroise. Après la venue, la veille, du président de la République Emmanuel Macron, venu officialiser le retour d'un service militaire volontaire à la caserne de Varces, c'est de l'autre côté de « l'Y grenoblois » que son ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, a débuté une journée bien remplie. Avec, comme premier arrêt, les locaux de l'entreprise Teisseire, un fabricant historique de sirops installé depuis 1720 dans les Alpes et dont l'unique site de production de Crolles est désormais menacé de fermeture par son nouveau propriétaire aux commandes depuis 2024, le brasseur danois Carlsberg.
Evoquant « une situation économique et financière extrêmement difficile, et l’absence de perspective d’amélioration, à court ou moyen terme », le brasseur danois se laissait toutefois la possibilité de trouver « une solution de reprise porteuse et créatrice d’emploi » d'ici à avril 2026, en ayant mandaté un cabinet spécialisé pour la recherche d'un repreneur. Une solution incompréhensible pour les salariés qui avaient entamé une grève sur le site.
Une visite à Bercy convoquée
« Je ne suis pas venu pour dire que je venais constater la fermeture d’une usine. Je suis venu pour rappeler qu’il y a des règles, a annoncé d’entrée de jeu le ministre. L’État est là pour être le garant de ces règles, de transparence et de loyauté dans les échanges et dans les débats », a averti en préambule le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin.
« Je ne me résous pas à ce qu’il n’y ait pas un avenir industriel sur le site », a poursuivi le ministre, qui a demandé à la direction de venir à Bercy d’ici à la fin décembre, avec des réponses à apporter à un certain nombre de questions qu’il se pose. « Nous allons voir, avec la direction de Teisseire, si dans un cadre renouvelé, avec une intervention des élus sur les questions foncières par exemple. Je ne sais pas si on va y arriver mais en tout cas, on va se battre. Il y a une vraie mobilisation pour y arriver. »