Budget : ces trois mécanismes qui permettraient de mettre davantage à contribution les retraités
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Les retraites représentent 14 % du PIB de l’Hexagone.
SM/saa/ - REUTERS - Stephane Mahe
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Les retraites représentent 14 % du PIB de l’Hexagone.
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Le rapport de la mission sur la transparence de la vie publique, dévoilé mercredi 15 juillet, a confirmé ce que les Français peinent encore parfois à comprendre : le redressement des finances publiques, fortement dégradées, ne pourra se faire sans remédier au poids des dépenses de santé (333 milliards d’euros en 2024, selon le service statistique du ministère du Travail) et de retraites (422,2 milliards d’euros en 2025, selon le Conseil d’orientation des retraites).
Aujourd’hui, la France consacre 14 % de son produit intérieur brut (PIB) au financement des retraites. Un effort considérable qui, d’après l’ancien magistrat à la Cour des comptes, François Ecalle, était supérieur de 2,6 points de PIB par rapport à la moyenne européenne en 2024. Dans les pays comparables à la France, seule l’Italie fournit un effort encore plus conséquent pour financer les pensions de ses retraités (16,3 % de son PIB, selon Fipeco).
Dans son rapport de juin 2026, le Conseil d’orientation des retraites (COR) anticipe une progression de 0,9 % en moyenne annuelle (en euros constants) des dépenses de retraite entre 2025 et 2030. Cette croissance serait portée par « l’augmentation du nombre de retraités (+0,5 % en moyenne annuelle sur la période) et par la hausse de la pension moyenne (+0,5 % en réel par an) », détaille l’instance indépendante.
Selon le COR, le solde du régime de retraite — régime de base et régimes complémentaires — devrait voir son déficit se creuser fortement d’ici à 2070. En 2025, le déficit devrait atteindre 5,1 milliards d’euros (0,2 point de PIB), puis 0,9 point de PIB en 2045, et enfin 2,4 points de PIB en 2070.