OPINION. « Municipales 2026 : Pour que batte plus fort le cœur de la France des territoires »
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Par Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole (*)
Qui aurait pensé il y a encore 10 ans que la France serait à ce point en risque sur sa balance commerciale agricole et alimentaire ? Ce décrochage silencieux est pourtant une réalité. Une réalité qui menace directement les agriculteurs, leurs entreprises, les salariés et donc l’équilibre économique des territoires ; plus particulièrement des territoires ruraux. Ce constat d’urgence, quand près d’un repas sur deux dans les cantines de nos enfants contient un produit importé, nous devons le partager avec les Maires et futurs candidats aux prochaines élections municipales.
La disparition progressive de ce potentiel économique et industriel entraîne fatalement dépeuplement, dégradation des services publics et désertification de pans entiers de nos économies régionales. C’est aussi une part de notre histoire, de nos savoirs faire et de notre patrimoine qui s’évanouit peu à peu.
Dans ce paysage fragilisé, les 2 100 coopératives agricoles françaises, entreprises non délocalisables, s’accrochent contre vents et marées. Représentant plus de la moitié de l’agroalimentaire français, 3 agriculteurs sur 4, elles sont le premier employeur privé et le premier investisseur de la ruralité. Quand certains groupes ferment ou délocalisent, elles reprennent des entreprises en difficulté, maintiennent la collecte et sauvent des emplois.
Souvent dans l’ombre, elles agissent au service du maintien des activités agricoles, en faisant le lien entre production et consommation. Aujourd’hui elles ont besoin d’alliés pour mieux faire connaitre non seulement la qualité de ce qu’elles produisent mais aussi la nécessité de produire. Ces alliés, ce sont les maires et les élus de nos 35 000 communes.
Maires, élus, candidats, soyez les acteurs du sursaut ! L’agriculture et l’alimentation, c’est à la fois l’identité et le poumon économique de votre territoire.
Alors coopérons
En faisant de l’achat local un levier économique via l’exception agricole et agroalimentaire dans la commande publique : chaque repas de cantine préparé avec des produits français, issus de coopératives locales, c’est une ferme, des entreprises et des emplois préservés.
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En soutenant l’installation agricole et l’investissement dans les industries agroalimentaires : accès au foncier, à l’eau, accompagnement des projets de modernisation : tout se joue à l’échelle locale en développant des projets territoriaux avec les acteurs coopératifs présents sur les territoires.
En signant la Charte pour la Souveraineté Agricole et Alimentaire, adressée à tous les maires et candidats aux municipales 2026 par La Coopération Agricole.
Cet engagement simple et concret vise à ramener plus de « manger français » dans les assiettes de nos villes et nos villages et à refaire société avec les producteurs locaux en leur donnant la place qu’ils méritent.
Les prochaines élections municipales seront un moment décisif pour repenser le lien entre agriculture, alimentation, emploi et vitalité de la France rurale.
Les Français sont de plus en plus désireux de connaître l’origine de ce qu’ils mangent : faisons en sorte, ensemble, que la réponse tienne en trois lettres : ici.
Car l’avenir de nos villages se joue autant dans les conseils municipaux qu’à Paris.
Maires, élus, candidats et citoyens, il est temps de se mettre à table… pour manger français !
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(*) Dominique Chargé est le patron des 2100 coopératives agricoles françaises, qui emploient 200 000 salariés et représentent 50% de l’agroalimentaire français avec des marques phares : Jacquet Brossard, EntreMont, Paysan Breton, Ebly, Candia, Nicolas Feuillate, Florette, Yoplait, Tipiak, Madame Loïk…).
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