Arrêt du SCAF : « ce n'est pas la fin du monde non plus » (Patrick Pailloux, DGA)
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SCAF : un système de systèmes.
Airbus
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SCAF : un système de systèmes.
Airbus
Avec la fin du programme européen SCAF (Système de combat aérien du futur), le Délégué général pour l'armement Patrick Pailloux s'est voulu rassurant sur l'avenir de l'aviation de combat en France. Il a en quelque sorte remis l'église au milieu du village lors du Paris Air Forum organisé vendredi par La Tribune, en affirmant que la France n'est « pas en danger. On sait faire des avions de combat. On va continuer à savoir les concevoir ». D'autant que certains de ces appareils emportent l’arme nucléaire. Et de souligner que « ce n’est pas la fin du monde non plus en tout cas pour ce qui nous concerne ». Sous-entendu, la France. En revanche, l'Allemagne va devoir acquérir de nouvelles capacités technologiques et industrielles pour développer seule un avion de combat. Une question de temps grâce à l'effort financier inédit de Berlin qui est en train de sur-vitaminer son budget de défense.
Pourquoi un telle assurance de la part de la France ? « On a toute une industrie » pour développer et concevoir des avions de combat, a rappelé le Délégué général pour l'armement. Il a cité trois entreprises clé dans la réalisation d'un programme d'avion de combat : « Dassault pour faire l’avion, Safran pour faire les moteurs et Thales pour faire les capteurs ». Et de souligner que concevoir des avions de combat, « c’est beaucoup » autour de ces capacités. Pour sa part, le chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace, le général Jérôme Bellanger, a assuré dans le cadre du Paris Air Forum, qu'il avait « véritablement confiance en Dassault Aviation pour pouvoir concevoir » un avion de combat de nouvelle génération, qui sera « central » au sein d’un système de systèmes. « Ça, j’en suis sûr », a-t-il asséné.
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En dépit de toutes ces assurances, Patrick Pailloux a estimé qu'« on ne peut que regretter l’échec de ce programme. On a vraiment travaillé énormément pour essayer de le faire aboutir ». Et de préciser : « objectivement, on n’a pas réussi à créer la mécanique industrielle » pour faire aboutir ce projet de coopération entre les trois pays membres du programme SCAF (Allemagne, Espagne et France). De son côté, le chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace a rappelé qu'avec ses deux homologues espagnol et allemand, « nous étions d’accord sur le besoin opérationnel ».
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