• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Guerre en Iran : il faut savoir arrêter une guerre »

Sébastien Boussois

Publié le 15 juin 2026 à 09:21

Sébastien Boussois

Sébastien Boussois

Jan Brouckaert

L'essentiel de l'actualité

lundi 15 juin

  • Accord au Moyen-Orient : l’Iran crée la surprise avec l’instauration de frais maritimes
  • Les Bourses mondiales soulagées après l’annonce d’un accord au Moyen-Orient
  • Union Européenne : l’Ukraine continue sa marche vers l’UE
  • Un G7 stratégique démarre à Évian ce lundi
  • États-Unis : Trump brandit une taxe de 100 % sur le vin français
Voir plus

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La durée des arrêts maladie sera limitée à partir du 1er septembre

  • 2

    Arrêt du SCAF : « Ce n'est pas la fin du monde non plus » (Patrick Pailloux, DGA)

  • 3

    21 % de hausse : pourquoi les capitaux financiers mondiaux s'arrachent l'Europe (et la France)

  • 4

    « Le statu quo n'est économiquement pas tenable » : les dépassements d'honoraires des médecins vont-ils être supprimés ?

  • 5

    Eurosatory 2026 : le salon mondial de l'armement de la démesure

  • 6

    EEF, l’épicier qui grandit dans l’ombre de Grand Frais

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Il existe une règle aussi vieille que la guerre elle-même : on ne s’engage normalement dans un conflit que lorsque l’on est raisonnablement certain de pouvoir le gagner.

Par Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques (*)

C’est peut-être là qu’a résidé l’erreur stratégique initiale des États-Unis et d’Israël. Beaucoup pensaient qu’une campagne militaire sans troupes au sol suffirait à provoquer l’effondrement rapide de la République islamique. Certains en avaient même fait leur objectif principal, ce qui peut se comprendre vu l’insécurité permanente générée par les proxies iraniennes face à Israël . Quelques semaines plus tard, force est de constater que ce scénario ne s’est pas produit. La realpolitik l’emporte sur l’idéalisme car l’intérêt supérieur du plus grand nombre d’acteurs impactés par un tel conflit au retentissement mondial doit primer. C’est ainsi. 

Il existe un autre vieux proverbe militaire, souvent attribué à Napoléon : « Il faut savoir terminer une guerre comme on a su la commencer. » C’est probablement la principale leçon que devraient méditer aujourd’hui Washington, Téhéran, Tel-Aviv, mais aussi l’ensemble de la communauté internationale. L’Iran ne s’est pas effondré et ça ne risque pas d’arriver demain.

Depuis des semaines, beaucoup ont voulu croire qu’une campagne militaire suffirait à provoquer l’effondrement du régime iranien. Les faits ont été beaucoup plus têtus que les espoirs. Malgré les bombardements, malgré les démonstrations de force américaines et israéliennes, malgré les sanctions accumulées depuis des décennies, la République islamique est toujours là, affaiblie certes mais toujours debout.

La première conclusion s’impose donc : il n’existe pas de solution militaire durable à la question iranienne, pas plus qu’à plusieurs autres expériences de guerre en cours ou passées. Continuer la guerre dans l’espoir d’obtenir demain ce que l’on n’a pas obtenu aujourd’hui reviendrait à prolonger inutilement une instabilité dont plus personne ne sortirait gagnant, à commencer par nous Européens. Les Iraniens  vont eux hélas continuer à souffrir et Israël vivra sous une menace qui peut ressurgir demain. Mais si la guerre continue, les États-Unis s’enliseraient dans un nouveau conflit régional, tandis que l’ensemble du Moyen-Orient paierait le prix d’une guerre interminable.

Au fond, cette guerre n’a produit que des vainqueurs relatifs et des perdants bien réels. Donald Trump pourra toujours mettre en avant la démonstration de puissance américaine et la destruction d’une partie des capacités nucléaires iraniennes. Le régime iranien, lui, pourra affirmer avoir survécu à la première puissance militaire mondiale sans s’effondrer. Chacun pourra raconter sa propre victoire à son opinion publique. Les guerres d’aujourd’hui sont aussi des batailles de récits.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

D’autres acteurs risquaient de perdre beaucoup si la guerre s’éternisait. Les monarchies du Golfe ont vécu pendant plusieurs semaines sous la menace directe d’une extension régionale du conflit. Elles savent mieux que quiconque que leur prospérité repose avant tout sur la stabilité. La communauté internationale a assisté, impuissante, à une nouvelle démonstration de l’incapacité des grandes organisations à prévenir une escalade militaire. Quant à Israël, s’il a remporté plusieurs succès tactiques, il demeure confronté à une réalité stratégique inchangée : l’Iran n’a pas disparu. C’est précisément pour cette raison qu’il faut désormais changer de priorité.

L’urgence n’est plus le nucléaire iranien. Celui-ci pourra continuer à faire l’objet de négociations longues, complexes et exigeantes. L’urgence est économique. Ce mémorandum en cours entre Américains et Iraniens qui sera signé vendredi en est la démonstration: de ça comme de la réhabilitation du régime iranien. La priorité absolue consiste du côté américain à garantir la sécurité maritime et à rouvrir pleinement les voies de circulation énergétique, en particulier le détroit d’Ormuz. Chaque jour de tension supplémentaire fait peser un risque considérable sur le commerce mondial, sur les prix des hydrocarbures, sur les chaînes logistiques internationales et, in fine, sur le pouvoir d’achat des Européens comme des Américains.

Les premiers bénéficiaires d’une désescalade seraient d’ailleurs les pays du Golfe eux-mêmes. Depuis des années, ils investissent des centaines de milliards de dollars pour transformer leurs économies, attirer les capitaux internationaux, développer le tourisme, les nouvelles technologies ou les infrastructures. Aucune de ces ambitions n’est compatible avec une guerre permanente à leurs frontières. Donald Trump lui-même en est probablement conscient. Il a mis en danger ses principaux alliés régionaux. Son intérêt politique n’est plus aujourd’hui de poursuivre une guerre dont personne ne peut garantir l’issue, mais d’obtenir rapidement un résultat tangible : la sécurisation du détroit d’Ormuz, le retour de la stabilité énergétique et une baisse des tensions susceptible de soutenir la croissance mondiale. Le dossier nucléaire, lui, pourra être traité dans un second temps, autour d’une table de négociation plutôt que sur un champ de bataille.

La véritable question est donc simple.Veut-on poursuivre une stratégie de changement de régime dont rien ne garantit le succès, au risque d’alimenter plusieurs années d’instabilité, de radicalisation et de violences susceptibles de déstabiliser jusqu’à l’Europe ? Ou accepte-t-on le constat, aussi frustrant soit-il pour certains : la République islamique ne s’est pas effondrée, et il faut désormais composer avec cette réalité pour éviter une catastrophe plus grande encore ?  La diplomatie consiste souvent à choisir entre plusieurs mauvaises solutions. Celle qui s’impose aujourd’hui est sans doute la moins mauvaise : arrêter une guerre qui ne peut plus être gagnée militairement, rouvrir les routes énergétiques, relancer l’économie mondiale et remettre la diplomatie au cœur du jeu. Quand Trump parlait de mauvais accord, c’est ce qu’il entendait en filigrane.

________

(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe géopolitique relations internationales, directeur de l’Institut Géopolitique Européen (IGE), associé au CNAM Paris (Équipe Sécurité Défense), à l’Observatoire Géostratégique de Genève (Suisse). Consultant médias et chroniqueur.

Sébastien Boussois

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Comment l'Europe peut désarmer les réseaux sociaux »

  • 2

    OPINION. Économie russe : « Le silence de Nabiullina » (Michel Santi)

  • 3

    OPINON. « Autonomie technologique : oui, une troisième voie est possible » (Piyush Goyal et Anne Le Hénanff)

  • 4

    OPINION. « Financer l’innovation en déremboursant les médicaments essent iels : une menace pour l’équité d’accès aux soins des patients et la souveraineté sanitaire »