• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Prix de transfert : le faux procès permanent »

latribune.fr

Publié le 19 avril 2026 à 08:00

Thierry Louzier

Thierry Louzier

DR

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Andriès, directeur général de Safran : « Un pays ne peut pas être souverain sans maîtriser la conception des avions de combat »

  • 2

    Pas de pénurie de kérosène cet été, mais le spectre de files d’attente interminables dans les aéroports

  • 3

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 4

    Arthur Mensch, cofondateur de Mistral AI : « Grâce à l’IA, la France peut redevenir puissante »

  • 5

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 6

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Les prix de transfert, souvent perçus comme outils de fraude, sont avant tout le reflet complexe de l'économie mondialisée.

Par Thierry Louzier, Senior Counsel chez De Gaulle Fleurance

Les prix de transfert ont représenté près des deux tiers des redressements en matière d’impôt sur les sociétés et d’impôt sur le revenu en 2025, selon la Direction générale des finances publiques. Le chiffre frappe les esprits. Il alimente surtout une idée largement répandue — dans le grand public comme chez certains décideurs — selon laquelle ces mécanismes seraient, par nature, un instrument de fraude fiscale.

Ce procès mérite d’être nuancé.

Les prix de transfert ne sont, en réalité, que la traduction de la valorisation des échanges — biens, services, actifs incorporels — au sein des groupes multinationaux. Ni plus ni moins. Or, on estime qu’environ la moitié du commerce international s’effectue aujourd’hui à l’intérieur de ces groupes. Les montants en jeu sont donc considérables. Derrière cette terminologie technique se cache une question simple : comment fixer le prix d’une transaction entre deux entités d’un même groupe situées dans des pays différents ?

C’est là que la difficulté commence.

Les règles internationales, notamment celles de l’OCDE fondées sur le principe de pleine concurrence, posent un cadre clair : ces transactions doivent être rémunérées comme si elles intervenaient entre entreprises indépendantes. Sur le principe, l’idée est simple. Dans la pratique, elle se révèle souvent délicate à mettre en œuvre.

Car, en l’absence de transactions véritablement comparables entre acteurs indépendants, il n’existe pas, en matière de prix de transfert, de « juste prix » universel et indiscutable. La détermination de ces prix repose sur des analyses économiques, des hypothèses et des données nécessairement imparfaites. En pratique, il s’agit de faire entrer des situations économiques complexes dans des grilles d’analyse par nature simplificatrices.

Dès lors, plusieurs approches peuvent coexister pour une même transaction, sans qu’aucune ne s’impose de manière évidente. Cette pluralité d’interprétations est inhérente à la discipline et dépend largement de la collecte des faits.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Dans ce contexte, assimiler un redressement en matière de prix de transfert à une fraude fiscale constitue un raccourci dommageable. Il traduit le plus souvent un désaccord d’interprétation sur des situations complexes, plutôt qu’une volonté délibérée de dissimulation.

La pratique en fournit de nombreux exemples. Des redressements peuvent être abandonnés à mesure que de nouveaux éléments sont portés à la connaissance de l’administration. Une information jugée secondaire — parfois même inconnue des équipes opérationnelles — peut suffire à modifier l’analyse d’ensemble. Cette réversibilité n’est ni marginale ni anormale : elle est consubstantielle à la matière.

Elle éclaire également un phénomène peu commenté : l’écart parfois significatif entre les montants redressés et ceux effectivement recouvrés. Celui-ci reflète aussi une réalité plus profonde, celle d’une discipline marquée par une incertitude structurelle, qui peut peser sur la sécurité juridique des entreprises.

Soyons clairs : les abus existent et doivent être sanctionnés. Mais ils ne sauraient résumer à eux seuls une matière dont la complexité explique, dans une large mesure, le volume des redressements constatés.

Les prix de transfert ne sont pas, par nature, un outil suspect. Ils sont le reflet d’une économie mondialisée, fragmentée et difficile à appréhender dans toute sa diversité. Les analyser exige de la rigueur, mais aussi de la nuance, ainsi qu’une compréhension fine du fonctionnement des groupes internationaux.

À l’heure où les chiffres spectaculaires nourrissent les jugements, il est essentiel de rappeler une réalité plus équilibrée : dans la majorité des cas, les discussions sur les prix de transfert relèvent moins de la fraude que de divergences d’interprétation.

(*) Fort de 25 ans d’expérience en prix de transfert, au sein d’entreprises internationales et de cabinets de conseil de premier plan, Thierry Louzier accompagne les groupes internationaux sur l’ensemble de ces enjeux majeurs en termes de fiscalité internationale : structuration de la politique de prix de transfert, documentation, analyses économiques, évaluations d’actifs, réorganisations, conseil en cas de contrôle et de contentieux.

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le pétrole a ouvert l’ère des ressources critiques : ne pas prendre en compte dès aujourd’hui le coût du manque d’eau, c’est se condamner à en payer le prix demain»

  • 2

    OPINON. « Pourquoi les banques françaises pourraient perdre la bataille de la relation client »

  • 3

    OPINION. « La France paie beaucoup : elle comprend de moins en moins »

  • 4

    OPINION. « Produire et innover en France : une responsabilité collective  »