Inconnue du grand public, cette ancienne conseillère d’Emmanuel Macron au CV prestigieux a pris les rênes de l’Institut du monde arabe (IMA) dans des circonstances particulièrement houleuses, à la suite du départ de Jack Lang. Cette diplomate de 47 ans veut donner à l’IMA un rôle plus politique que son prédécesseur, à travers l’enseignement de la langue arabe.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Votre prédécesseur Jack Lang, éclaboussé par le scandale Epstein, a démissionné de l’Institut du monde arabe. Dans quel état avez-vous trouvé l’institution ?
ANNE CLAIRE LEGENDRE – Je crois que les équipes étaient soulagées de sortir de cette période. Ce n’est évidemment pas agréable d’être cité dans la presse pour des raisons qui ne tiennent pas au mandat. Il faut reconnaître le travail qui a été accompli avec Jack Lang pendant ses treize ans de présidence. Mon rôle aujourd’hui est de ramener de la sérénité, de la confiance, à la fois pour les équipes qui ont été secouées par cette affaire et pour les tutelles et les donateurs. L’objectif, c’est précisément de se recentrer sur l’objet de l’Institut du monde arabe, qui est de promouvoir la culture arabe. Et de travailler avec toutes ses scènes culturelles.