Des podiums de la mode aux grandes scènes de théâtre où elle a été notamment dirigée par Jacques Weber (Ondine) et Safy Nebbou (Scènes de la vie conjugale, Clara Haskil), il n’y a qu’un pas que Laetitia Casta a a allègrement franchi. Il y a deux ans, elle était encore en tournée sur les planches avec Roschdy Zem dans Une journée particulière, adaptée par Lilo Baur du célèbre film d’Ettore Scola.
À l’écran, depuis une dizaine d’années, on la remarque au gré de productions très diverses parmi lesquelles Le Consentement, de Vanessa Filho, La Croisade, de Louis Garrel, Selon la police, de Frédéric Videau, ou encore dans Le Crime du 3e étage qui aujourd’hui arrive prochainement sur les écrans avec Gilles Lellouche et Guillaume Gallienne également à son affiche.
« Deux acteurs qui ne viennent pas de la même école que moi mais avec qui ça a très bien fonctionné ! jure l’intéressée en esquissant un sourire amusé. Ces deux-là se sont connus au cours Florent alors que moi, je me suis formée sur le tas, au fil d’expériences bonnes ou mauvaises. Et je me demande si on n’apprend pas plus sur les mauvaises ! Le cinéma, c’est un métier exigeant où on recommence tout à zéro à chaque fois, où on apprend toujours. Je ne me vois pas vivre sans. » Plutôt rare en interview, c’est dans un restaurant de l’avenue Montaigne où elle déboule incognito en jeans et basket, qu’elle a répondu à nos questions.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Qu’est-ce qui vous a séduite dans la proposition de Rémi Bezançon ?
LAETITIA CASTA — D’abord le scénario. J’étais en déplacement à l’étranger quand on m’a demandé de le lire sans attendre, et je crois que je n’ai jamais lu aussi vite ! Mais ce fut un réel plaisir. Pour une fois, à la lecture, j’ai eu le sentiment d’entrer dans une histoire comme spectatrice et non comme une actrice qui envisage un rôle. En rentrant, j’ai tout de suite rencontré Rémi. Je voyais son projet comme un terrain de jeu fantastique avec tous les sous-entendus sur la relation de Colette avec son compagnon qu’elle veut récupérer, et bien sûr toutes les références au cinéma. J’ai trouvé ça très sympa, à la fois riche, ludique et cousu dans la dentelle.