Le sacre politique d’Andy Burnham, nouveau Premier ministre du Royaume-Uni
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Andy Burnham va succéder à Keir Starmer.
AFP/TOBY SHEPHEARD
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Andy Burnham va succéder à Keir Starmer.
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« Rome est sauvée », a crié un député conservateur fin juin lorsque le travailliste Andy Burnham a prêté serment pour son retour au Parlement. La Chambre des communes s’est esclaffée, le futur Premier ministre aussi, et un vent d’optimisme s’est levé à gauche. Même si le roi Charles III ne le nommera à la tête du gouvernement que ce lundi, le nouveau chef des travaillistes – il a pris la direction du parti vendredi – vit déjà un léger état de grâce. La livre sterling est à son plus haut depuis deux mois et les intentions de vote pour le parti d’extrême droite Reform UK, en tête dans les sondages, sont en légère baisse.
Mais l’équipe d’Andy Burnham sait que cela ne durera pas. Une fois « couronné », le futur chef du gouvernement de 56 ans veut aller vite et faire l’inverse de Keir Starmer : ne pas se plaindre du passif et multiplier les annonces « axées sur l’espoir », précise un militant travailliste enthousiaste.
« La prochaine élection générale [prévue en 2029] va se jouer dans les cent prochains jours ; après il sera très difficile de faire évoluer l’opinion des gens », entend-on aussi dans l’entourage du nouveau chef du parti travailliste. Si Burnham mise sur la réindustrialisation du pays, il aura aux pieds les mêmes boulets que Keir Starmer : une croissance famélique, une dette qui dépasse les 100 % du PIB, des finances publiques sous pression.
En août, ce partisan d’un « socialisme pro-entreprises » taillera la route pour une grande tournée. D’Aberdeen, dans le nord-est de l’Écosse, où les taxes sur l’extraction du pétrole et du gaz ordonnées par Keir Starmer sont si impopulaires, à Port Talbot au Pays de Galles, où le dernier haut-fourneau a fermé il y a deux ans, Burnham veut parcourir les régions qui ont oublié le sens du mot changement. « Je vais donner à la Grande-Bretagne le disjoncteur dont elle a besoin », affirme celui qui veut décentraliser le pouvoir « pour le faire circuler dans tous les territoires ».