Après le fiasco des élections locales cette semaine, le Premier ministre travailliste est contesté au sein de son propre parti.
Partira, partira pas ? Depuis que le verdict des élections locales est tombé vendredi matin, l’avenir de Keir Starmer est dans toutes les conversations. Les appels à sa démission se multiplient dans son propre camp alors que le Labour vient d’essuyer une défaite, perdant plus de 1000 sièges de conseillers territoriaux en Angleterre. Ses candidats sont déchus du pouvoir au Parlement régional du Pays de Galles, l’un de ses plus anciens bastions, et mordent la poussière en Écosse.
De son côté, Reform UK enregistre de nombreuses victoires dans des bastions de droite traditionnelle et de gauche. Le parti anti-immigration de Nigel Farage s’impose notamment dans les villes côtières et dans le nord du pays, où la colère liée à la précarité et à la baisse du niveau de vie est la plus forte…
Le bipartisme des travaillistes et conservateurs, qui a dominé la vie politique britannique pendant plus de cent ans, est « mort et enterré », a déclaré le chef de file écologiste, Zack Polanski, dont le parti a enregistré une percée dans la capitale britannique.
« Ces résultats font mal, très mal, et je ne chercherai pas à les adoucir », a admis Keir Starmer dès vendredi matin. Tout en écartant un départ anticipé : « Je ne vais pas m’éloigner et laisser le pays dans le chaos. » Le Premier ministre bat pourtant des records d’impopularité. Dans les stades de foot ou au championnat du monde de fléchettes, le refrain « Starmer est un branleur » est chanté par des foules entières.
Dans ce contexte tendu, les balles commencent à siffler. L’une des premières a été tirée par l’ancien président du Parti travailliste Ian Lavery qui a affirmé que Starmer « pourrait tuer le parti » s’il ne démissionnait pas. Plusieurs dizaines de députés, dont d’anciens fidèles de Starmer, ont eux aussi demandé son départ.
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