L'ancien maire du Grand Manchester Andy Burnham est désormais assuré de succéder au Premier ministre démissionnaire Keir Starmer, après avoir obtenu le soutien nécessaire de députés travaillistes, selon un décompte du parti.L'ancien maire du Grand Manchester Andy Burnham est désormais assuré de succéder au Premier ministre démissionnaire Keir Starmer, après avoir obtenu le soutien nécessaire de députés travaillistes, selon un décompte du parti. Andy Burnham doit encore obtenir l'aval de trois organisations affiliées, dont au moins deux syndicats, une étape toutefois considérée comme une formalité. Andy Burnham a reçu lundi le soutien de 27 députés travaillistes supplémentaires, qui s'ajoutent aux 322 reçus au premier jour du vote, jeudi dernier.
Avec le parrainage de 349 députés sur les 403 que compte le groupe, aucun autre candidat ne peut désormais atteindre le seuil des 81 soutiens requis pour se présenter à la direction du parti. La date limite pour prendre part au vote est mercredi. Il doit être officiellement intronisé à la tête du Parti travailliste le 17 juillet lors d'un congrès extraordinaire, avant de s'installer à Downing Street, probablement le 20 juillet, après avoir rencontré le roi Charles III.
Seul candidat du Labour
L'ex-maire du Grand Manchester, Andy Burnham a remporté le 19 juin une élection législative partielle lui permettant de siéger au Parlement, condition requise pour pouvoir se lancer dans une course au leadership travailliste. Il avait tenté à deux reprises de diriger le Labour, en 2010 et en 2015. Depuis son retour au Parlement, Andy Burnham a commencé à esquisser ses priorités pour le gouvernement, promettant notamment un vaste mouvement de décentralisation destiné à relancer la croissance. A 56 ans, il est le seul député à s'être publiquement déclaré candidat.
Pour beaucoup de travaillistes, Andy Burnham semble être la seule figure capable de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin. Arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie. La controverse autour de la nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis de Peter Mandelson, un proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, et des défaites électorales enregistrées par le Labour lui ont fait perdre ses soutiens au sein du parti, précipitant sa chute.