Retour gagnant. Treize ans après sa réimplantation en France, la chaîne américaine de restauration rapide Burger King, qui avait quitté le pays en 1997, poursuit sa croissance dans un marché lui-même en forte hausse, avec une progression annuelle, toutes marques confondues, estimée à 9 %. L’enseigne, gérée en franchise par le groupe Bertrand – le numéro un indépendant du secteur, qui possède aussi bien des établissements traditionnels (brasserie parisienne La Lorraine, Angelina…), que des chaînes en franchise (dix marques, parmi lesquelles Au Bureau, Léon…), ainsi qu’une filiale immobilière –, s’est fortement développée ces dernières années.
« Burger King comptait 200 restaurants à mon arrivée, en 2018. Et 634 aujourd’hui », précise Alexandre Simon, devenu directeur général en 2023. Objectif à court terme ? Atteindre le seuil des 700. Une accélération dopée par le rachat de Quick en 2015, dont 200 points de vente sont passés sous pavillon BK, avant la revente de l’enseigne à un fonds américain.
Après 18 ans passés chez le champion mondial de la catégorie, notamment en Espagne, Alexandre Simon a quitté McDonald’s pour orchestrer la montée en puissance de Burger King et en faire une « marque davantage grand public ». Sa dernière trouvaille ? Miser sur le traditionnel poulet dominical, mais en le revisitant évidemment façon fast-food. À partir du 19 avril, la chaîne proposera en effet un menu pour deux personnes à 19,90 euros, avec entre autres des nuggets, des tenders et un burger au poulet.
« Burger King est bien sûr connu pour le bœuf, mais la consommation de poulet s’accroît régulièrement », explique le dirigeant, pour qui cette innovation capitalise à la fois sur la tendance croissante du partage et sur une tradition populaire. « Le succès de la marque s’appuie sur son origine américaine, mais aussi sur sa spécificité française, qui se traduit tant dans les menus, avec par exemple des burgers au fromage AOP, que dans le décor des restaurants », ajoute-t-il.