François Simon a testé Bonvivant, bistrot de quartier au cœur du 5e arrondissement de Paris

Cette semaine, François Simon s'attable chez Bonvivant, dans le 5e arrondissement de Paris.
LTD/DR

Cette semaine, François Simon s'attable chez Bonvivant, dans le 5e arrondissement de Paris.
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Les villes sont ainsi. Parfois, alors que partout dans le Quartier latin le surtourisme a fait foleyer le monde des nourritures s’éparpillant en fast-food, aliments nomades, croissant au cookie, latte et café à six euros, surnagent des îlots presque incompressibles. Nous sommes alors au bord de l’énigme ! Comment subsistent des tables comme Bonvivant, au bout de la rue des Écoles ? Comment font-elles pour ne pas convoquer l’Instagram, l’esbroufe et le futile ?
Déjà, il n’y a plus grand monde dans le secteur. Moins de boutiques, ou alors du sérieux style Vieux Campeur, des librairies universitaires. Le flot touristique suit invariablement les mêmes autoroutes piétonnières. Pourquoi se plaindre puisqu’en dix mètres, en deux rues, nous voici étrangement en paix. Ou alors attablés à ce vrai bon bistrot, avec bar coudé, ardoise du jour, vins au verre et surtout la vivacité d’un service concerné, amical, visant et souriant.
Les assiettes suivent le même élan, c’est à se demander alors qui induit l’autre, la bonne humeur du cuisinier ou celle des serveurs. Les deux tout simplement : Saint-Jacques gratinées, sabayon au vin blanc et pangrattato, pressé d’agneau de Sisteron, patates douces et pleurotes ; côte de cochon du Perche panée au panko avec bombance de frites maison, ou alors cette caille « cordon-bleu » avec morbier et jambon, sauce béarnaise et toujours le tumulus de frites.
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Dans cette même logique, la clientèle souvent du quartier (ou alors en semaine, les universitaires) participe de la même jovialité. Terrasse en été, pizzeria Bonvivant, de l’autre côté de la rue. En prenant le risque de se nommer ainsi, Bonvivant s’est embarqué à l’être…
ℹ️ Bonvivant, 7, rue des Écoles (Paris 5e). Comptez 45 euros.
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