Volena, ce volailler qui espère faire barrage au poulet brésilien
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Le site dit des Fourmis, dans l'Orne, le plus vaste de Volena, emploie 1000 salariés pour 200 millions d'euros de chiffre d'affaires.
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Le site dit des Fourmis, dans l'Orne, le plus vaste de Volena, emploie 1000 salariés pour 200 millions d'euros de chiffre d'affaires.
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Voici un autre producteur qui dit « non » à l’accord du Mercosur qui permettra, d’après ses calculs, « de faire rentrer mille tonnes de poulets sud-américains quotidiennement dans les ports d’Europe du Nord ». Arnaud Boinard dirige le groupe Volena, filiale du géant LDC et propriétaire d’une petite quinzaine de sites d’abattage et de découpe de volailles dans le Grand Ouest (Normandie, Centre-Val de Loire et Pays de Loire). Comme beaucoup d’éleveurs, il redoute une déferlante du gallinacée brésilien à prix cassé.
Malgré la menace, l’entreprise (4 400 salariés et 950 millions de chiffre d'affaires) n’entend pas mettre un frein au vaste programme de modernisation à 300 millions engagé depuis l’an dernier au nom de « la préservation de la souveraineté alimentaire ». « La dynamique est lancée », nous assure-t-on. Baptisé « Niagara » pour signifier le « ruissellement » espéré sur la filière avicole tricolore, le plan interne a pour but de porter la capacité des usines de 1,5 million de poulets par semaine à 2,4 millions à horizon de deux ans.
« Nous jouons sur deux leviers, la spécialisation et le volume pour écraser les prix et l’automatisation pour améliorer la performance et le rendement matière », résume Alexandre Guyonnet, directeur du plus gros site de Volena situé aux Rives d’Andaine dans l’Orne. L’installation, qui emploie un millier de personnes, produira d’ici à deux ans 850 0000 poulets chaque semaine, un demi-million de plus qu’aujourd’hui, au prix d’un investissement de 67 millions et de 150 créations de postes.