Enfin, on y est. Cela fait longtemps que Pierre-Yves Bournazel prépare ces huit jours « décisifs » avant le premier tour des municipales. Cette semaine, le candidat Horizons, également soutenu par Renaissance, à la mairie de Paris formulera « une proposition » qui, espère-t-il, marqueront les esprits. Il ne pourra cependant pas compter sur les trois débats télévisés qui devaient être organisés entre les candidats. Ils ont été annulés à la suite du refus de Rachida Dati d’y participer, qui a entraîné par la suite celui d’Emmanuel Grégoire. « En agissant ainsi, ils se sont disqualifiés pour être maire de Paris, s’offusque l’élu du 18e arrondissement. Comment, après, leur accorder crédit et confiance ? »
Pour Pierre-Yves Bournazel, la fin de cette campagne est délicate. Dans les sondages, il s’effrite. La troisième voie qu’il voulait incarner entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati n’a pas trouvé d’espace. Aucune des mesures d’un programme où il promet alternance et sérieux n’a vraiment trouvé un réel écho. « Il est en train de disparaître, veut croire un proche de son adversaire LR. Sa candidature n’a pas de sens. Il a le même projet que nous. »
Dans cette dernière ligne droite, Sarah Knafo pense aussi « grappiller un peu sur lui ». « Les électeurs qui ne veulent pas de Rachida Dati et trouvent certains aspects de ma candidature sérieux me rejoignent », estime la candidate Reconquête, qui pourrait le priver de la troisième place. Désormais, certains vont même jusqu’à s’interroger : Pierre-Yves Bournazel sera-t-il bien au-dessus de 10 %, le seuil indispensable pour se maintenir au second tour ?