La chronique d'Apolline de Malherbe. Chemins de fer : la diagonale du vide
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LTD/CHRISTOPHE MEIREIS/ABACAPRESS
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La SNCF a annoncé jeudi 27 novembre le lancement d’un TGV direct Lyon–Bordeaux, via… Massy. Puis Saint-Pierre-des-Corps, Poitiers et Angoulême. Un train direct, qui évitera donc soigneusement l’Auvergne et ses environs directs. Il ne passera ni par Clermont-Ferrand, ni par Montluçon, Guéret ou Limoges. Lyon–Bordeaux, en passant par Paris… logique.
Vendredi 28, sur RMC, j’ai reçu la maire de Guéret, Marie-Françoise Fournier, candidate malheureuse pour accueillir ce TGV. « Nous sommes très en colère, nous sommes les oubliés, les sacrifiés ! La diagonale du vide, elle existe, et on ne fait rien pour nous en sortir ! Est-ce qu’on veut la mort de nos territoires ? » Le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, parle carrément de « déclassement » de l’Auvergne. Il demande en vain que l’État « joue à nouveau son rôle de planificateur ».
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Au début de l’année, pourtant, le PDG du groupe Michelin (dont le siège est à Clermont), Florent Menegaux, avait alerté devant une commission au Sénat : « Clermont, c’est le tiers-monde en matière ferroviaire. » Avec des conséquences économiques réelles, puisqu’il ajoutait : « C’est un frein pour l’attractivité. En ce moment, j’hésite à envoyer des personnes par le train Clermont-Paris car je ne sais pas si elles vont arriver en temps et en heure. On a connu des choses incroyables sur cette ligne. Des heures de retard, sans chauffage. Ce n’est pas digne. »
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