Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
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Valérie Pécresse, le 30 septembre 2026.
LTD/REUTERS/Stephanie Lecocq
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Valérie Pécresse, le 30 septembre 2026.
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Prisca Thévenot riait jaune mardi devant un membre du gouvernement. Il interrogeait la députée Renaissance des Hauts-de-Seine, ultrafidèle de Gabriel Attal, sur un rapprochement qu’elle freine depuis des mois : celui entre la droite et les macronistes franciliens. Lesquels sont encore étiquetés « majorité présidentielle », celle du chef de l’État, mais c’est bien à la majorité de Valérie Pécresse qu’ils devraient s’arrimer.
Ces 14 élus d'Île-de-France (dans un hémicycle de 209 sièges) sont aujourd’hui inscrits dans l’opposition à la patronne Les Républicains de la Région. Or la chiraquienne, qui a digéré son cuisant échec élyséen de 2022, renforce son assise en vue de se représenter aux élections régionales de 2028. Va-t-elle bientôt parvenir à absorber ce petit noyau de modérés ?
« Faut arrêter de déconner, soupire l’une d’eux. On approuve tous la gestion régionale, ce serait logique qu’on se rassemble. » Une étape importante a eu lieu cet hiver, lorsqu’ils ont voté – à l’exception des MoDem, dont fait partie Jean-Noël Barrot, actuel ministre des Affaires étrangères – le budget 2026 que leur a soumis Valérie Pécresse. « C’est un soutien à la politique menée », constate un proche de celle-ci. « Depuis, ils s’interrogent : ne faut-il pas aller plus loin ? Ce sera leur choix. »
Malgré sa taille réduite, ce groupe abrite plusieurs chapelles : attalistes, centristes, des proches d’Édouard Philippe ou de Sébastien Lecornu comme Thierry Solère, des électrons libres comme Aurore Bergé… Chacun a ses intérêts, pour beaucoup indexés sur la prochaine présidentielle. Élue à Courbevoie, Aurélie Taquillain est celle qui pousse le plus fortement pour s’associer aux LR.
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