Le socialiste succédera officiellement à Anne Hidalgo dimanche 29 mars à l’issue d’un vote du Conseil de Paris. Plusieurs sujets l’attendent dont celui du périscolaire.La trouille, Emmanuel Grégoire ? « Ces derniers mois ont été difficiles, donc ça, à côté… », tempère-t-il. Soudain, le nouveau maire de Paris s’envole à 80 mètres de haut et redescend encore plus vite, en chute libre. « Vous n’avez rien de plus hard ? » demande-t-il amusé, à la sortie du manège, aux forains qui l’ont incité à monter dans leur plus haute attraction malgré ses longues hésitations et sa « peur d’être malade ».
En se rendant vendredi soir à l’ouverture de la Foire du Trône pour son premier déplacement depuis son élection, le socialiste savait qu’il se ferait piéger. Qu’importe, il tenait à être ici, sur la pelouse de Reuilly, en comité très réduit. « C’est une veille madeleine de Proust pour moi », raconte-t-il, lui qui y teste les manèges depuis tout petit. Marcel Campion, l’éternel roi des forains et ennemi juré d’Anne Hidalgo, n’est jamais très loin pour lui glisser quelques mots à l’oreille. « C’est la grande réconciliation », préfère en sourire l’ex-premier adjoint.
Ce n’est en revanche pas à lui qu’est revenue la tâche de couper le ruban inaugural tricolore puisque Emmanuel Grégoire n’était pas encore officiellement maire vendredi soir. Ce sera fait ce dimanche matin, après le vote – sans suspense – du Conseil de Paris qui se réunit à partir de 10 heures. À l’issue de celui-ci, il se rendra, comme le veut la coutume, dans le bureau de sa prédécesseure Anne Hidalgo pour un dernier échange privé.