Présidentielle 2027 : Face à LFI, la « gauche confettis »
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Raphael Glucksmann, co-président du mouvement « Place Publique ».
LTD / REUTERS / Benoit Tessier
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Raphael Glucksmann, co-président du mouvement « Place Publique ».
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La petite blague a beaucoup tourné cette semaine au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. « Et toi, tu soutiens qui ? » « Je me soutiens moi-même », se gaussaient les députés pour se moquer de la réponse de Karim Bouamrane sur France Inter mardi. L’annonce de la candidature du maire de Saint-Ouen à la présidentielle a été la goutte de trop pour certains au PS, désespérés de voir le nombre de prétendants s’accumuler. « Le quota de ridicule est atteint. Chaque minute, c’est Rires et Chansons », soupire une cadre du parti à la rose, alors que la formation n’est toujours pas en ordre de marche pour 2027.
Sans compter que le rassemblement de Jean-Luc Mélenchon, qui a attiré plus de 20 000 personnes dimanche 6 juin à Saint-Denis, est venu mettre un nouveau coup au moral des troupes.
Pour son premier meeting aux Docks d’Aubervilliers samedi 13 juin, Raphaël Glucksmann savait qu’il ne pouvait pas égaler l’Insoumis, mais espérait malgré tout susciter un élan. Le député européen, qui se donne trois mois pour confirmer sa candidature, pouvait compter sur la présence de quelques élus socialistes, dont Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, l’ancienne ministre Laurence Rossignol ou encore l’écologiste Yannick Jadot. Mais l’état-major du PS ne s’est quant à lui pas déplacé, et rechigne toujours à le soutenir tant qu’il ne se sera pas soumis à un processus de désignation commun au reste de la gauche hors LFI, bien qu’il soit le mieux placé dans les sondages.
Si les dirigeants socialistes et ceux de son petit parti, Place publique, se sont retrouvés lundi soir pour négocier, la situation semble toujours bloquée. « Je n’arrive pas à me dire qu’on ne va pas y arriver, soutient l’eurodéputée Aurore Lalucq, proche du prétendant élyséen. On travaille tous extrêmement bien ensemble. Il faut laisser le PS atterrir sur ce qu’il veut faire, tout en continuant à dialoguer. Qu’on puisse négocier, avancer, faire des pas les uns vers les autres. »