Chaque semaine, les journalistes de « La Tribune Dimanche » partagent leurs informations sur les coulisses de la politique.La petite victoire de Bellamy
« Ne plus subir » : c’est le slogan mis en avant par Bruno Retailleau pour lancer, jeudi, sa candidature présidentielle. Ce choix n’a pas été sans rappeler des souvenirs à certains. En 2019, François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux élections européennes, avait poussé avec beaucoup d’insistance la même formule pour sa campagne auprès de Laurent Wauquiez, alors président du parti.
« Reprendre le contrôle » était à l’époque une expression qui faisait florès ; c’était une manière d’évoquer la même idée. Mais le patron de LR avait rejeté sa proposition. Il était hors de question pour Laurent Wauquiez d’utiliser un slogan comportant une négation. Cinq ans plus tard, de nouveau en première ligne de la bataille européenne, François-Xavier Bellamy avait tenté de convaincre Éric Ciotti, devenu entre-temps le chef des Républicains, de la pertinence de « Ne plus subir » comme mot d’ordre. Si ce dernier l’avait testé, il ne l’avait pas non plus retenu. Aujourd’hui, le député européen est numéro deux de LR et très proche de Bruno Retailleau.
Boîte à idées frontistes
L’audiovisuel public n’est pas le seul objet politique exploité par le Rassemblement national par le biais d’une commission d’enquête parlementaire. Moins bruyante, celle visant à « lever les incertitudes budgétaires en matière de sécurité sociale », dont la rapporteuse est la députée RN Joëlle Mélin, mène ses auditions à un rythme soutenu. L’extrême droite espère y piocher des mesures pour muscler son projet présidentiel, dont le volet Sécu « ne tape que sur l’immigration ou la fraude », regrette un lepéniste de poids.