Dans la voiture qui le ramène de Rouen, où il tenait ce 16 avril une conférence sur les institutions devant des étudiants, François Hollande esquisse le portrait-robot du futur président élu en 2027. « Le monde a tellement changé qu’il devra dégager une force rassurante. Il devra agir pour protéger les intérêts fondamentaux de la nation. Il devra redonner de l’unité, retisser du lien entre les Français », pense-t-il.
L’ancien chef de l’État assure qu’il ne parle pas de lui, même s’il cache de moins en moins son envie de retour. « Je me prépare », a-t-il annoncé dans un entretien à Marianne ce 16 avril. Peut-on faire plus clair ? « Face à une échéance qui sera décisive, chacun doit se préparer. Donc je me prépare, dans le sens où je travaille, je réfléchis aux réponses à apporter », complète-t-il.
Ses proches soutiennent que l’opération come-back est possible, à condition d’être stratège et méthodique. « Il ne faut pas brûler les vaisseaux trop vite », prévient l’un d’eux. « Le temps n’est pas à la candidature », confirme François Hollande. Avant d’ajouter : « Il faut être patient. » Le député de Corrèze considère que le tableau sera plus clair à l’automne. « Dans une campagne présidentielle, les sondages comptent à partir de novembre-décembre », estime-t-il.
Comment le faire apparaître comme un homme neuf ? C’est la grande question.
Un proche de François Hollande