A l’occasion du Grand Prix de Miami, gros plan sur ces trois pilotes aux origines modestes.La punchline est devenue aussi célèbre que certains de ses dépassements. « La F1 est devenue un club d’enfants de milliardaires », avait clashé Lewis Hamilton en marge du Grand Prix de Monaco en 2021. Cinq ans plus tard, alors que la saison 2026 reprend à Miami (22 heures, Canal+), les fils de magnats continuent de se presser dans les rétros du septuple champion du monde, issu lui-même d’un milieu populaire.
Les pères de Lando Norris, Oscar Piastri, Oliver Bearman ou Lance Stroll pèsent des centaines de millions d’euros, parfois des milliards. Dans cet univers où la qualité du matériel est cruciale, où une saison de karting pour un enfant de 12 ans peut coûter 200.000 euros et une année de formule 3 avoisine le million, il faut être solvable pour rêver. Pourtant, aucun des trois Français du paddock n’est issu d’un milieu fortuné. Ce qui a contraint leurs parents à de drôles d’acrobaties.
Pierre Gasly : des huissiers à la maison
Le pilote d’Alpine avait déjà évoqué ce moment fondateur, mais avait grand-peine à le détailler tant il l’avait remué. À 30 ans, Pierre Gasly vient seulement d’en dire davantage au micro de l’influenceuse Lena Situations. Lorsqu’il avait 13 ans, ses parents – aisés mais pas riches – avaient démarché sans relâche des sponsors. Ils avaient dégoté 300 euros auprès du boulanger du quartier, 1.500 euros en sollicitant le patron du Quick du coin. Et avaient joué leurs économies quand ça ne suffisait pas. À tel point qu’un mercredi après-midi, tout a basculé pour leur jeune fils.