Le tribunal judiciaire de Strasbourg reporte au 12 novembre sa décision concernant la reprise du groupe sidérurgique NovAsco. Un ultime sursis pour les salariés, dans l’attente d’un repreneur capable de sauver les sites industriels menacés.Les salariés de NovAsco vont devoir patienter encore. La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a décidé de repousser au 12 novembre sa décision sur l’avenir du groupe sidérurgique, ex-Ascométal, placé en redressement judiciaire depuis l’été. Cette audience devait étudier les offres de reprise déposées et trancher sur le sort des quatre sites du groupe, dont celui d’Hagondange (Moselle) qui compte 450 salariés. Le tribunal accorde ainsi un dernier délai pour permettre l’éventuelle arrivée d’un nouveau candidat, avant une décision définitive. Initialement prévue le 5 septembre, la délibération avait déjà été repoussée à deux reprises, au 25 septembre, puis au 31 octobre. Ce nouveau report prolonge l’incertitude pour les équipes, mobilisées depuis plusieurs semaines pour défendre leur emploi.Vendredi, une délégation de salariés s’est rendue à Strasbourg pour manifester devant le tribunal. Banderoles en main, ils réclament la sauvegarde de leurs postes et des engagements concrets de l’État. Deux jours plus tôt, une opération escargot sur l’A31 entre Hagondange et Metz avait déjà illustré leur détermination.
Mais le climat reste lourd : Métal Blanc, dernier repreneur potentiel, a annoncé le 24 octobre son retrait du dossier. Le groupe, qui envisageait de maintenir l’activité à Hagondange, n’a finalement pas donné suite. Le seul autre candidat encore en lice, Europlasma, ne prévoit pas de relancer la production d’acier et ne conserverait qu’environ 75 emplois.
Cette situation fait planer la menace d’une liquidation judiciaire, redoutée depuis plusieurs semaines. L’intersyndicale, reçue récemment à la préfecture de Moselle, appelle à un soutien renforcé des pouvoirs publics pour préserver les compétences industrielles du site.
Le 12 novembre, la justice devra se prononcer : reprise partielle, plan de continuation ou liquidation pure et simple. Pour les salariés, ce nouveau report n’est qu’un sursis de plus, dans un combat qui dure depuis des mois.