Université de Lille : une étude chiffre à 1,3 milliard d’euros son impact économique annuel

Université de Lille : une étude chiffre à 1,3 milliard d’euros son impact économique annuel
PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP - HELENE DECAESTECKER

Université de Lille : une étude chiffre à 1,3 milliard d’euros son impact économique annuel
PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP - HELENE DECAESTECKER
L’Université de Lille n’est pas seulement un acteur académique : c’est un moteur économique de premier plan. C’est ce que confirme l’étude « In Situ », menée par les économistes Laetitia Challe et Yannick L’Horty dans le cadre de la Fédération TEPP (CNRS–Université Gustave Eiffel). Commandée par l’association L’initiative, qui réunit six universités labellisées I-Site, cette analyse inédite quantifie, pour la première fois selon une méthode harmonisée, le poids réel des établissements universitaires dans leurs territoires.
Avec près de 1,3 milliard d’euros d’activité économique annuelle, l’Université de Lille arrive en tête des six établissements passés au crible. Son influence dépasse largement les seuls campus : dépenses étudiantes, achats des personnels, commandes aux fournisseurs locaux et ancrage territorial produisent un effet d’entraînement massif. L’étude estime que 30 300 emplois équivalents temps plein sont soutenus chaque année dans la métropole et la région grâce à l’établissement. Le chiffre peut surprendre, mais il est en grande partie porté par la présence de plus de 80 000 étudiantes et étudiants : leurs dépenses représentent 72 % de l’impact total. Logement, transports, restauration, culture, sport : la vie étudiante irrigue directement le tissu économique local.
Autre enseignement majeur : pour 1 euro de subvention publique perçu par l’Université de Lille, 2,7 euros d’activité économique sont générés. Ce multiplicateur, l’un des plus élevés observés dans le secteur public, dépasse largement celui d’autres institutions étatiques. Pour les auteurs, c’est la durée de présence des étudiants sur le territoire, c’est à dire plusieurs années, qui explique cette rentabilité exceptionnelle.