Effect Software: « Trop d’outils tue l’usage »

EFFECT SOFTWARE
Scribeo
PROPOSÉ PAR
La Tribune Business TV - L’économie en vidéo et en décryptage
Les deux, clairement. Le paysage des systèmes d’information est devenu très hétérogène : d’un côté, des suites logicielles censées tout couvrir, de l’autre, une multitude d’outils plus spécifiques pour répondre à des besoins précis. Résultat, les entreprises se retrouvent avec des systèmes de plus en plus complexes, difficiles à piloter et à faire fonctionner ensemble. Et cette tendance ne ralentit pas.
Dans l’usage, presque toujours. Un outil peut être très performant sur le papier et pourtant poser problème s’il n’est pas adapté au terrain.
Le cas le plus fréquent, c’est la recopie d’informations d’un outil à un autre pour faire avancer un processus. C’est long, source d’erreurs… et encore très répandu, même dans des organisations bien équipées.
Il y a aussi une dimension culturelle. Les utilisateurs sont habitués à des applications simples, immédiates, sans apprentissage. Ils attendent la même chose dans leur environnement professionnel. Quand ce n’est pas le cas, la résistance apparaît très vite. Et paradoxalement, une fois qu’un outil est installé, même imparfait, il devient difficile de le remplacer.
En grande partie, oui. À l’origine, nous développions des solutions très techniques. J’ai voulu évoluer vers des outils plus orientés métier, que les utilisateurs puissent prendre en main facilement, sans formation lourde.
En travaillant avec des acteurs de la gestion des équipements urbains, notamment dans l’éclairage public, on s’est rendu compte que les outils existants étaient conçus par des experts… mais peu pensés pour les usages réels. Trop complexes, peu ergonomiques. Ils pouvaient convenir à un spécialiste, beaucoup moins à un technicien sur le terrain ou à un agent de collectivité. C’est ce décalage que nous avons voulu corriger avec NextCity.
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Parce que les besoins évoluent. Nos clients ne travaillent plus sur un seul périmètre. On leur demande de gérer plusieurs services en parallèle : éclairage public, tranquillité publique, bornes de recharge, sûreté des bâtiments, installations photovoltaïques…
Cela implique des équipes différentes qui doivent collaborer. Si chacun travaille avec ses propres outils, les échanges deviennent compliqués. À l’inverse, un environnement unifié permet de fluidifier les processus et d’avoir une vision globale. C’est ce qui permet, au final, d’améliorer le service rendu.
Une place très pragmatique. L’IA n’a d’intérêt que si elle apporte quelque chose de concret à l’utilisateur.
Prenons un cas simple : un technicien intervient sur le terrain, les mains prises par son intervention. Lui demander de saisir en même temps des informations sur une tablette est aujourd’hui courant mais parfois peu confortable lorsque l’intervention mobilise pleinement son attention. En revanche, si l’application peut écouter, retranscrire et structurer automatiquement ses observations, le gain est immédiat.Les interfaces vont évoluer, c’est certain. Mais l’objectif reste le même : que la technologie s’efface au profit de l’usage.
Oui, on ne peut pas y échapper. Un outil structurant a forcément un impact sur l’organisation : il modifie les processus, change les habitudes, parfois même les rôles.
De notre côté, on avance sur deux axes. D’un côté, une vision produit claire, avec une roadmap. De l’autre, une écoute très concrète des besoins clients. Ce sont eux qui connaissent leur métier. C’est en croisant ces deux approches qu’on construit des solutions utiles.
Aujourd’hui, l’essentiel de l’activité d’Effect Software concerne des entreprises qui travaillent avec des collectivités. C’est un marché solide, mais avec des cycles parfois irréguliers.L’idée est donc de s’ouvrir à d’autres secteurs où les besoins de maintenance sont importants et plus réguliers : aéroports, ports, bâtiments privés, installations photovoltaïques.Notre technologie est déjà capable de s’adapter à ces contextes. Maintenant, l’enjeu est d’aller chercher ces nouveaux marchés.