Longtemps considérée comme l’un des plus mauvais élèves de l’Europe, l’Italie a retrouvé les premières places de l’export et n’a jamais abandonné son héritage industriel. Unie avec la France autour de sujets de souveraineté majeurs comme le spatial ou stratégiques comme les transports et la mode, le Bel Paese veut conserver sa dynamique…Le sommet France-Italie devait être, selon l’Elysée, une façon de revenir à la réalité de la relation entre les deux pays. Et de fait, c’est bien le sentiment ressenti durant cette bilatérale, peut-être davantage encore lors du forum économique qui s’est tenu en marge de la rencontre entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni. Des ministres des deux côtés des Alpes semble-t-il heureux de se retrouver, une volonté commune affichée d’aller plus vite sur bien des sujets – confère les MoU signés lors de la journée, notamment ceux officialisés entre la Fédération de la Haute Couture et de la Mode et la Camera Nazionale della Moda Italiana d’une part et entre Business France et son homologue transalpin, ICE, l’Italian Trade Agency.
Entre la France et l’Italie, les brouilles semblent être de l’histoire ancienne et à l’image d’une Giorgia Meloni qui félicite Emmanuel Macron pour la réussite du G7, c’est une nouvelle étape de l’histoire commune qui semble être prête à s’écrire.
La diplomatie économique au premier rang
De fait, du côté du monde de l’entreprise, la relation entre la France et l’Italie ne s’est jamais rompue. Comme l’expliquait Fabrice Le Saché dans un entretien accordé à La Tribune, au niveau patronal, elles n'ont jamais été aussi intenses et denses. Les échanges réguliers entre Confindustria et le Medef, mais il y a aussi, de façon décentralisée, les Cofindustria régionales, locales, provinciales en Italie avec les représentants du syndicat patronal français dans les territoires n’ont pas cessé. Sans omettre les liens qui unissent déjà les grands groupes, à l’instar de Thales Alenia Space, co-entreprise entre Thales et Leonardo, STMicroelectronics, EssilorLuxxotica ou Stellantis et qui vont vivre la coopération transalpine au-delà des contingences politiques.